dimanche 8 août 2010

Marble Hornets d'un groupe d'Américains, étudiants en cinéma et fauchés.

Comme je suis vraiment avare en critiques cette été, que je ne pourrais pas me rattraper avant la mi-septembre, et que cette "chose" m'a traumatisée au point de ne pas vouloir sortir de ma chambre la nuit sans être accompagnée et d'avoir toujours mon portable à portée de main pour éclairer les moindres recoins, j'ai décidé de vous en parler, même si c'est une websérie.

"Marble Hornets" raconte l'histoire d'un étudiant en cinéma, Jay, qui s'inquiète pour l'un de ses amis, Alex. Celui-ci, qui est en train de tourner un film pour les cours, intitulé "Marble Hornets", devient de plus en plus étrange: il est de plus en plus agressif et il est visible qu'il n'a pas eu une bonne nuit de sommeil depuis bien longtemps. Après quelques temps et malgré tout ce qu'il a engagé dans ce film, il abandonne le tournage. Lorsque Jay reprend contact avec lui et lui demande pourquoi il a arrêté sa production, il lui répond de brûler les cassettes du tournage. Finalement, Jay réussit à le convaincre de les lui donner et de ne les regarder que quand il sera loin. Quelques jours après, Alex disparait et Jay se décide à enquêter.

Jusqu'ici tout va bien.

Pourtant après avoir visionné quelques cassettes, il se rend compte qu'un "homme", grand, filiforme, en costume noir et au visage blanc, jamais visible de face, suivait son ami partout où il allait.


(Hello my friend, come and join us! Tu m'as l'air tellement sympathoche, ça te dit une bière?)

Ce charmant personnage n'est autre que la représentation de Slenderman, un homme dont on ne voit jamais le visage, présentant les même caractéristiques qui ont été décrites plus haut (vous ne pensez quand même pas que je vais le répéter après le choc psychologique que j'ai subi?). Il a été créé de toutes pièces par le forum "Something Awful" et à la base, lorsqu'on le voyait sur une photo près d'un jeune enfant, cela voulait dire que le bambin allait disparaitre sous peu. Engageant, non?


("Voici venu le temps, des rires et des chaaaants, dans l'île aux enfants, c'est tous les jours le printemps! ♫" => En plus, l'homme peut agrandir ses bras à volonté, si c'est pas classieux, qu'est-ce que c'est?)

Pour ce qui est de la suite de "Marble Hornets", je me refuse de la dire, même sous la torture. Il est hors de question que j'épargne la frousse que j'ai ressenti à ceux qui seraient intrigués. J'ai mis deux jours à tout regarder, j'ai hurlé un bon nombre de fois, et maintenant j'ai peur de ce que je pourrais trouver dans ma chambre la nuit en me réveillant, en gros, je suis réduite à l'état de larve terrorisée. (Combien de fois pourrais-je le dire: JE HAIS LES GENS QUI PORTENT DES MASQUES.)

Ce document fiction est filmé à la "Blair Witch" (mais il fait peur, contrairement à l'original), la méthode vieille comme le monde du "il fait noir, je vais faire un tour dans les bois, oh, une petite lumière, je filme, AH MON DIEU QUELQUE CHOSE APPARAIT" est donc toujours autant efficace.
Pourtant, le traitement en est complétement différent: impossible de savoir ce qui va apparaitre, ce qu'il va se passer, car le plus souvent, les scènes se passent dans un silence le plus total, l'ambiance angoissante est donc très très bien réalisée.

Disponible sur Youtube en 26 vidéos allant de 30 secondes jusque 8 minutes (Des compléments sont aussi présents sur le twitter de la série), "Marble Hornets" aura été ma surprise horrorifique (?) de l'été. Ce qu'il y a de bons avec les étudiants en cinéma, c'est qu'ils sont fauchés (et ne s'appellent pas Michael Bay), ce qui décuple leur imagination, c'est justement ce côté cheap qui séduit et terrorise à la fois.

Bon, je vous laisse éteindre toutes les lumières, fermer vos volets et regarder cette petite réussite.
Quant à moi, je vais me mettre en position foetale, et pleurer ma mère... Mais avec toutes les lumières allumées.

jeudi 5 août 2010

Twilight 3: Hésitation de David Slade


(Et en cadeau, une magnifique affiche avec le nez difforme de Jacob, l'expression monofaciale de Bella et le visage constipé d'Edward! Quelle chance tu as, jeune Padawan!)


Dans le genre blockbuster de cet été, il y a eu la perfection ("Inception") et maintenant, il y a la médiocrité. On ne peut pas tout avoir. Je sais, vous me direz "Mais pourquoi tu l'as regardé si c'est juste pour critiquer!", euh ben, justement pourquoi se priver de critiquer quand on en a l'occasion?

Un dimanche après-midi d'été sous la pluie, vous attendez le grand amour (Avec un grand V) et vous vous sentez un peu fleur bleue? Twilight 3 est fait pour vous!
(Note: Cette solution marche aussi si vous êtes en plein jour de repos, que vous avez envie de glander, collée à votre lit telle une moule à son rocher, et passer le temps comme vous pouvez.)

Des morts suspectes ont lieu à Seattle. (Pause pour faire monter le suspense)
Après qu'Edward le gentil ait dégommé le méchant James, la copine de James, Victoria, cherche à le venger en montant une armée pour déchiqueter Bella. (Mais pourquoi est-elle aussi méchante? PARCE QUEEEEEEE) Du coup, les loups garou et les vampires doivent s'allier, parce qu'ils préfèrent tous crever pour une pauvre fille, au lieu de la sacrifier et de sauver leur peau. Mais c'est dur, parce qu'ils ne s'aiment pas à la base. Dieu, que le monde est cruel parfois.
Mais ne pensez pas que Bella est inutile. Pendant ce temps, elle doit prendre la décision la plus importante de sa vie: la vampire blanc comme un cachet d'aspirine, qui est plus coincé que ma tante Ida en 1930 ou le loup garou au nez retouché, qui passe sa vie torse nu? Dieu, que le monde est cruel parfois.


Comme il était difficile faire pire que Twilight 2 niveau niaiserie, on a confié la réalisation à David Slade. L'homme a quand même réalisé "30 jours de nuit" et "Hard Candy". Si vous ça ne vous fait pas pleurer de desespoir en pensant à sa carrière gâchée en un seul film, vous êtes insensibles.
Si on pensait qu'il allait relever le niveau de cette saga devenue piège à midinettes avec un combat des plus sanglants, c'est rapé.

Une première partie chiante comme la pluie, où l'on doit se farcir les dialogues poético-romantiques (? Twilight m'inspire, je dois trouver une corde rapidement) entre Bella et Edward, "tu veux te marier? -Oh non, je ne peux pas, je suis trop jeune! Mais peut-être que si tu me déshabilles un peu, je changerai d'avis... -Mais tu ne peux pas ouvrir le premier bouton de ta chemise, ce n'est pas bien avant le mariage."
OOOOOOOOOH C'EST MIGNIIIIIIIIIIIIIOOOOOON! (Gad, si un jour tu me lis...) Mais bon, comme Edward est un homme bien maintenant, il ne peut plus se balader le torse à l'air. Heureusement que Jacob est là! Hihi!

Si l'on est agacé par ces miévreries, à aucun moment on ne peut imaginer ce que ressentent les 3 personnages principaux. Comment se mettre dans la peau des personnages lorsque les acteurs qui les interprétent ont tellement de maquillage sur la face qu'ils ne ressemblent plus à rien? De toute façon, l'interprétation est tellement minable qu'il n'y a plus aucun espoir. Pas d'alchimie entre les deux Amoureux, niet, nada.
Et n'espérez pas un quelconque intérêt lorsque Bella "hésite" entre les deux bellatres. L'ambiguité du livre est totalement levée. Elle a beau rouler un patin à Jacob en petite chemise dans la neige, on sait bien que c'est juste pour faire fantasmer les 12-14 ans, et qu'elle finira avec le coincé.
Pas de combat, pas de sang. Pour reprendre le commentaire d'une amie, ce sont des poupées de porcelaine qui se battent.
Aucune goutte de sang ne tombera tant qu'une ado regardera. Pas de bol pour nous, donc.

Pourtant, lors de la deuxième partie, on sent qu'il pourrait y avoir quelque chose. Un enjeu, un minimum de suspense. Mais non. Il n'y a rien. Il y a un moment où les montagnes de Forks ne suffisent plus pour qu'on se rattache à quelque chose dans le film. On nous raconte les passés de Jasper et Rosalie? 30 secondes et basta, alors qu'ils sont détaillés dans le livre. Mais pourquoi perdre du temps avec les personnages secondaires lorsque le public veut de l'amour entre les 3 niais?
Ce sont pourtant ces personnages secondaires qui insufflent du rythme au récit. L'entrainement au combat, les flashbacks, l'alchimie entre Jackson Rathbone (GAH) et Ashley Greene tellement supérieure à celle entre Kristen Stewart et Robert Pattinson, tout est mis au second plan. Et c'est bien dommage, parce que l'histoire des Cullen est laaaaargement plus intéressante que les problèmes sentimentaux de Bella.

Quant à la bande originale, qui était pourtant le seul point positif que je trouvais aux deux premiers films (la scène de Baseball soutenue par "Supermassive Black Hole" était particulièrement réussie dans le premier volet), est inutile dans celui-là.
On s'ennuie. C'est tout. Et les quelques moments d'intérêts fournis par Charlie et les autres Cullen sont beaucoup trop rares pour donner un souffle au film.

Pourtant, ce volet est quand même supérieur au deuxième. Le deuxième suscitait un énervement hors du commun, le troisième suscite l'ennui. On avance, on avance.

Mais en sachant que le quatrième livre sera divisé en deux films, ET EN PLUS, sera projeté en 3D, on est pas sortis du sable. C'est moi qui vous le dis.

mercredi 21 juillet 2010

Inception de Christopher Nolan




Oula les enfants, cela fait bien longtemps que je n'ai pas posté, presque un mois! Il faut dire que le budget d'été est plus que réduit et pour mon plus grand malheur, je dois réduire mes sorties cinématographiques. Un problème qui sera réglé à la rentrée, car j'ai prévu d'investir dans une carte Gaumont Illimité. Enfin, c'est une autre histoire, car hier soir, j'ai vu "Inception", le nouveau petit bijou de Christopher Nolan. Plutôt que de me creuser la tête pour vous faire un résumé compréhensible sans m'embrouiller dans l'histoire, je vous refile celui d'Allociné. (Oui, vous avez le droit de me jeter des cailloux, je ne culpabilise pas.)

Dom Cobb est un voleur expérimenté – le meilleur qui soit dans l’art périlleux de l’extraction : sa spécialité consiste à s’approprier les secrets les plus précieux d’un individu, enfouis au plus profond de son subconscient, pendant qu’il rêve et que son esprit est particulièrement vulnérable. Très recherché pour ses talents dans l’univers trouble de l’espionnage industriel, Cobb est aussi devenu un fugitif traqué dans le monde entier qui a perdu tout ce qui lui est cher. Mais une ultime mission pourrait lui permettre de retrouver sa vie d’avant – à condition qu’il puisse accomplir l’impossible : l’inception. Au lieu de subtiliser un rêve, Cobb et son équipe doivent faire l’inverse : implanter une idée dans l’esprit d’un individu. S’ils y parviennent, il pourrait s’agir du crime parfait. Et pourtant, aussi méthodiques et doués soient-ils, rien n’aurait pu préparer Cobb et ses partenaires à un ennemi redoutable qui semble avoir systématiquement un coup d’avance sur eux. Un ennemi dont seul Cobb aurait pu soupçonner l’existence.

Non ne plissez pas les yeux, n'abandonnez pas la lecture de l'article, courrez plutôt au cinéma pour le voir. Car ce film est un chef d'oeuvre, une oeuvre monumentale comme on en fait plus aujourd'hui (ne me parlez pas d'Avatar, je refuse de comparer ne serait-ce qu'une minute ce scénario "Pocahontas version bleu" avec cette histoire magnifique.).

Christopher Nolan prouve ici qu'il est le maitre de la science fiction et qu'il manipule nos ressentis et nos impressions comme personne. "Memento" travaillait déjà sur la mémoire, "Inception" travaille sur notre perception de ce que tout le monde a déjà vécu un jour, le rêve. Que peut-on appeler "rêve"? Notre vie est-elle rêve ou réalité? Préférerait-on vivre dans un rêve plutôt que dans la vie réelle? Non, nous ne somme pas en terminale en cours de philo mais bel et bien dans le film de l'année. Le scénario est exceptionnel. Evidemment, les 45 premières minutes sont particulièrement déroutantes, car on ne comprend absolument rien. C'est là que le génie de Nolan intervient en nous distillant des petits détails, qui en s'imbriquant, vont se révéler d'une logique implacable et émouvante. Ce film n'est pas qu'une simple oeuvre de fiction. C'est aussi un film d'action ET un drame amoureux. C'est un tout, une oeuvre qui contient 3 genres différents et qui sait les mêler pour créer une perfection rarement vue ces derniers temps. Impossible de vous en dire plus sur l'intrigue que le résumé, ce serait d'abord beaucoup trop complexe et donnerait toutes les clés de l'histoire.

Les effets spéciaux sont plus bluffants les uns que les autres, particulièrement lors de la rencontre entre Di Caprio et Ellen Page et les décors sont magnifiques. Si ce film ne récolte pas un oscar pour ses prouesses artistiques, c'est purement et simplement un scandale, je suis prête à tout pour défendre cette cause, envoyez-moi vos dons au 06 (euh non, pardon, je délire.)

Hans Zimmer, après ses bandes originales de Pirates des Caraibes et de Sherlock Holmes, nous prouve une fois de plus qu'il est excellent. La musique, puissante et écrasante, rappelle énormément celle de "Shutter Island". Ce qui tombe bien, vu que Di Caprio fait encore une fois partie de l'aventure et il faut reconnaitre que cet homme est au sommet de son art depuis quelques temps. Le personnage d'homme brisé, écrasé par les remords, est parfaitement interprété. Les autres acteurs ne sont pas en reste, Ellen Page, Ken Watanabe, Cillian Murphy, Joseph Gordon-Levitt, sont eux aussi brillants (Hum, petite préférence pour le dernier cité, que j'ai trouvé incroyablement sexy dans ses petits costumes mais ça, c'est une autre histoire.). La seule qui est un peu moins à la hauteur, c'est Marion Cotillard. Le rôle de la femme aimante délaissée, une fois c'est bien, nous le rabacher dans tous les films américains où elle tourne, c'est un peu moins intéressant. Honnêtement, je la préférais largement dans les films français comme "Les Jolies Choses" que dans ses nouveaux rôles larmoyants. Elle reste quand même un personnage très noir, et certains de ses regards font froid dans le dos tant ils sont remplis de folie.

Enfin, le plus exceptionnel dans "Inception" est le traitement de la fin. Je vous refais la scène, hier soir, dans le cinéma où j'étais: "DERNIERE IMAGE. NOIR. Et les spectateurs qui laissent tous échapper un "QUOI? NOOOOON!". Une fin magistrale, splendide, qui laisse supposer tellement de cas de figures qu'au final, on se demande si ce n'est pas nous qui avons rêvé. Ont-ils réussi leur opération? Ce n'est pas cela le plus important, mais la prouesse réalisée par ce cinéaste hors du commun, qui elle, est réelle.

Alors "Inception" est-il un blockbuster ou pas? Là est la question. Au niveau du budget et des effets spéciaux, il ne fait aucun doute que oui, mais lorsqu'on s'attache à l'intrigue et au développement de celle-ci, on ne peut que dire que cette oeuvre est une perle, un film qui deviendra mythique au fil du temps, que l'on a envie de revoir dès que le générique débute, pour regrouper toutes les pièces du puzzle.
C'est une véritable déclaration d'amour que je fais à ce film, le meilleur depuis ce début d'année, une claque monumentale, qui n'épargnera personne.
Bien sûr, il y aura toujours des gens qui trouveront ce film chiant comme la pluie, incompréhensible mais en tout cas, il ne les aura déjà pas laissés indifférents, et c'est déjà ça.

"Inception" est donc LE film de cet été. Courrez le voir, procurez le vous de toutes les manières possibles (oui, je pousse au vice). On ne peut pas passer à côté d'un chef d'oeuvre pareil. Point.

dimanche 20 juin 2010

Sex and the City 2 de Michael Patrick King



Vous avez dit "Photoshop"?


Sex and the City 2. Sex and the City 2. Une critique pour moi énormément difficile à réaliser. Fan de la première heure, j'ai tous les coffrets dvds, je connais presque chaque épisode par coeur et je m'identifie bien évidemment à chacune des quatre héroïnes.
Le premier film n'était déjà pas une vraie réussite en soit mais il avait le mérite de nous faire revenir nos quatre copines de New York pour de nouvelles aventures, on ne pouvait donc pas vraiment trouver de quoi critiquer. Mais pourquoi se borner à faire une suite? Aujourd'hui, une semaine après avoir vu le film, je n'ai qu'une seule réponse: l'argent. Et ça fait mal (de vivre sans toiiiiiii. Ah non pardon.).

Les demoiselles trouvent leurs vies trop monotones, trop mornes, adieu le mariage et la banalité quotidienne, on se fait payer le voyage au Maroc dans une suite à 22000 dollars la nuit.

La première partie du film est jubilatoire car le plaisir de retrouver les filles et les autres personnages de la série lors d'un mariage gay hallucinant est intact. C'est drôle, frais, pétillant, une vraie coupe de champagne servie sur un plateau en argent pour le spectateur. Les tenues sont sublimes, on parle d'ailleurs d'un budget de 10 millions rien que pour les costumes, et les scènes s'enchaînent remarquablement. On a même la surprise de revoir les filles lookées en eighties lorsqu'elles se sont rencontrées!
Mais c'est ici que l'on peut se demander pourquoi le réalisateur ou le scénariste n'ont pas privilégié ce terrain-là. Jamais dans la série on ne nous avait réellement évoqué comment les filles s'étaient rencontrées, pourquoi ne pas baser le scénario sur ça?

Mais non, il faut montrer autre chose, en ces temps de crise, il faut montrer que l'argent permet de s'évader de tout. Et là, la surenchère commence, plus rien n'arrête le mauvais goût. En haute couture du matin au soir, en talons dans le désert, le superficiel prend le dessus et gâche tout le reste du film. De même, le questionnement des valeurs de la société à Abu Dhabi est beaucoup trop exagéré pour être drôle, certaines remarques étant tout de même sacrément racistes. On tombe même dans l'exagération et l'excés avec la scène où une jeune femme voilée mange des frites.


Ben quoi, vous vous faites jamais un petit brunch dans le désert en Prada, vous?

La deuxième partie est (trop) longue et pour un film qui critique autant les lois musulmanes, se révéle extrêmement conservatrice. Carrie chante "I am a woman" mais ne va pas coucher avec son ex. Juste un baiser, point trop n'en faut. Elle se balade avec une robe en voiles transparents, fendue sur toute la cuisse, mais elle est bien trop chaste pour aller plus loin que le baiser et se doit d'avouer immédiatement son IMMENSE péché à Big, car ce n'est pas bien de mentir à son mari, pas bien du tout.
Trop d'argent tue l'argent et l'on est même parfois exaspéré par ses petits caprices de femme riche.

Car Carrie est devenue une femme riche. Dites adieu à la petite New Yorkaise à qui toutes les filles pouvaient s'identifier, qui galérait pour pouvoir s'acheter ses chaussures de luxe, qui rêvait de trouver l'amour, le vrai. Maintenant, son problème capital est de virer l'écran plat de sa chambre pour que son mari s'intéresse à elle. Après tout , elle ne met pas une robe de chambre Gucci pour rien, non?

Si certaines scènes restent drôles le plus souvent grâce à Samantha qui se bat contre sa ménopause, tout simplement excellente, si on est contentes de revoir nos copines New Yorkaises, on ne peut s'empêcher de se dire que la vraie série, elle, s'est terminée au dernier épisode de la saison 6, l'une des meilleures fins de série qu'on ait eu l'occasion de voir (Eh non, je n'exagère pas, je tiens à le dire).

La série fine, cynique et piquante des débuts est devenue une bonne grosse comédie hollywoodienne, qu'on regarde avec un certain plaisir certes, mais qui possède désormais un côté extrêmement écoeurant, beaucoup trop bling-bling pour encore s'identifier complétement aux héroïnes.

Un deuxième film qui s'apparente finalement beaucoup plus à un bon gros loukoum bourratif qu'à un cocktail simple et coloré. Et c'est bien dommage.

L'Agence tous risques de Joe Carnahan


L'AGENCE TOUS RIIIIISQUES C'EST VRAIMEEEEEEEEEEEEEENT ♫


La saison des blockbusters a définitivement débuté et cette fois-ci, c'est la Fox qui nous régale avec ce remake de la célèbre série des années 80, "L'Agence tous Risques".
Un remake qui nous replonge aux origines de la série puisque le film nous explique (rapidement certes, mais efficacement) la rencontre des différents protagonistes et l'événement qui les a exclus de l'armée.

Explosions et effets spéciaux à gogo, on ne s'ennuie pas une seconde et cette bande de mecs complétement barrés nous fait immédiatement craquer. Impossible de rester insensible à la complicité entre les acteurs. Car si certains ont pu reprocher au réalisateur de ne pas reprendre les personnages originaux pour ce film, la ressemblance entre les deux castings est flagrante (la scène clin d'oeil après la générique permet d'ailleurs bien de s'en rendre compte). L'alchimie est parfaite et le spectateur éprouve dès les toutes premières minutes une grande sympathie pour les différents personnages. C'est un peu comme retrouver de vieux copains après plusieurs années d'absence (Un Sex and the City au masculin un peu, j'ose le dire).

En même temps, il faut dire qu'on ne s'est pas foutu du spectateur au niveau du casting avec les deux grandes têtes d'affiche Liam Neeson et Bradley Cooper, le chéri de ses dames (soupir rêveur, niais, MON DIEU MAIS CET HOMME EST PARFAIT, je ne cesserai de le dire). Si le catcheur Quinton "Rampage" Jackson n'a pas le charisme impressionnant de Mister T, sa prestation reste très honorable et on aimerait pas trop aller s'y frotter. Quant à Sharlto Copley, il est aussi doué que son prédécesseur pour le rôle du type échappé de l'asile... Mais pas si fou qu'il ne le parait.

L'esprit de la série est parfaitement respecté. C'est drôle sans être lourd, c'est blindé de plans complétement irréalistes et déjantés, les effets spéciaux sont très bien réalisés, le jeu est bon, bref c'est une des bonnes surprises de ce début d'été.

Bien sûr, il ne faut pas s'attendre au film le plus réfléchi du siècle, avec une grande leçon sur le monde, mais il faut quand même saluer Joe Carnahan pour le rendu fun qu'il a réussi à produire ici.
Si l'atmosphère reste aussi décomplexée, aussi jubilatoire, on en redemande!

Un film à voir pour tous ceux qui ont regardé et aimé les aventures d'Hannibal, de Futé, Barracuda et Looping dans leur jeunesse mais qui peut aussi donner envie aux nouvelles générations de revoir les vieux épisodes de la série.
Que du bon, donc!

dimanche 30 mai 2010

Prince of Persia: Les Sables du Temps de Mike Newell



Navet du jour, bonjour! C'est bientôt l'été et donc c'est le début des grosses productions lamentables en tout point de vue, ça tombe bien, ça donne de la matière aux critiques mais en même temps, il y a de quoi desespérer sévère.

Le mythe gâché cette semaine par les studios Hollywoodiens, c'est "Prince of Persia", alias LE jeu vidéo des années 90, celui qui rend fou tellement il est impossible à finir (en tout cas pour le premier, j'ai pas testé les autres.). Mais si, vous connaissez! Le sultan a été assassiné et le grand visir, Jaffar (tiens, ça me rappelle quelqu'un avec un seul F) détient la princesse prisonnière. Vous êtes le prince, le fiancé de la princesse (sans déc?) et vous avez une heure pour la sauver, sinon, elle mourra.
Un véritable casse-tête, décliné par la suite en plusieurs jeux vidéos, les derniers sur Xbox360 et autres PS3.

C'était à se demander pourquoi les studios Disney ne l'avait pas adapté avant! C'est pourtant l'idée géniale pour gagner un paquet de fric à coup sûr! Mais bien sûr, on ne peut pas confier ce projet gigantesque de plus de 150 millions de dollars à n'importe qui, alors c'est Mike Newell qui a été nommé réalisateur.

LOLILOL MEGATEUF les enfants, on met au poste un homme qui nous a pondu "Quatre mariages et un enterrement" et une adaptation très moyenne d'un Harry Potter, à savoir, "HP et la Coupe de Feu". La catastrophe était clairement annoncée, mais comme cela ne suffisait pas, on engage des acteurs beaux gosses, absolument pas crédibles, mais qui attireront le kéké moyen, et comme ils n'ont pas une seule goutte de sang arabe dans les veines, on leur colle des fausses moustaches et des turbans pour cacher le désastre.
Si la trilogie "Pirates des Caraïbes", également produite par Jerry Bruckheimer, était portée par l'inventivité du jeu de Johnny Depp, Jake Gyllenhaal, qui joue ici le rôle du héros bellatre, n'apporte strictement rien au film, avec son charisme aussi fort que celui d'une huitre. Quant à Gemma Arterton, heureusement qu'elle porte des tenues transparentes et moulantes pour la gente masculine, parce que sinon dans le rôle chieuse-potiche, elle est au premier plan (Tiens, ça me rappelle Maggie Grace, Shannon dans Lost). Alfred Molina est bien le seul à être au-dessus du lot, mais ses trois blagues du film ne suffisent pas à remonter le niveau général.

Un scénario creux comme on en fait peu qui tient en une ligne (il faut retourner en arrière dans le temps grâce à une dague pour laver son honneur), une réalisation au-delà du ridicule, où chaque moment plat (et il y en a beaucoup) est remplacé par des batailles complétement injustifiées et mal filmées, pour la plupart en plan large, pour ne pas montrer que cette grande saucisse de Gyllenhaal ne fait pas lui-même ses cascades, le film est chiant comme la pluie, et même quand on perd certains personnages en cours de route, on s'en fiche royalement tellement on est pressé que ça se termine!

Que dire de plus, mis à part, de ne pas aller voir ce navet, sinon ça encouragera les studios à se foutre encore plus de notre gueule! Mais vu les résultats du Box Office, on est plutôt mal barré!

De toute façon, le pire est encore à venir... On parle de deux suites... A moins que ce soit annulé suite à un grain de sable dans l'engrenage (mouarf mouarf, elle était facile).