dimanche 20 juin 2010

Sex and the City 2 de Michael Patrick King



Vous avez dit "Photoshop"?


Sex and the City 2. Sex and the City 2. Une critique pour moi énormément difficile à réaliser. Fan de la première heure, j'ai tous les coffrets dvds, je connais presque chaque épisode par coeur et je m'identifie bien évidemment à chacune des quatre héroïnes.
Le premier film n'était déjà pas une vraie réussite en soit mais il avait le mérite de nous faire revenir nos quatre copines de New York pour de nouvelles aventures, on ne pouvait donc pas vraiment trouver de quoi critiquer. Mais pourquoi se borner à faire une suite? Aujourd'hui, une semaine après avoir vu le film, je n'ai qu'une seule réponse: l'argent. Et ça fait mal (de vivre sans toiiiiiii. Ah non pardon.).

Les demoiselles trouvent leurs vies trop monotones, trop mornes, adieu le mariage et la banalité quotidienne, on se fait payer le voyage au Maroc dans une suite à 22000 dollars la nuit.

La première partie du film est jubilatoire car le plaisir de retrouver les filles et les autres personnages de la série lors d'un mariage gay hallucinant est intact. C'est drôle, frais, pétillant, une vraie coupe de champagne servie sur un plateau en argent pour le spectateur. Les tenues sont sublimes, on parle d'ailleurs d'un budget de 10 millions rien que pour les costumes, et les scènes s'enchaînent remarquablement. On a même la surprise de revoir les filles lookées en eighties lorsqu'elles se sont rencontrées!
Mais c'est ici que l'on peut se demander pourquoi le réalisateur ou le scénariste n'ont pas privilégié ce terrain-là. Jamais dans la série on ne nous avait réellement évoqué comment les filles s'étaient rencontrées, pourquoi ne pas baser le scénario sur ça?

Mais non, il faut montrer autre chose, en ces temps de crise, il faut montrer que l'argent permet de s'évader de tout. Et là, la surenchère commence, plus rien n'arrête le mauvais goût. En haute couture du matin au soir, en talons dans le désert, le superficiel prend le dessus et gâche tout le reste du film. De même, le questionnement des valeurs de la société à Abu Dhabi est beaucoup trop exagéré pour être drôle, certaines remarques étant tout de même sacrément racistes. On tombe même dans l'exagération et l'excés avec la scène où une jeune femme voilée mange des frites.


Ben quoi, vous vous faites jamais un petit brunch dans le désert en Prada, vous?

La deuxième partie est (trop) longue et pour un film qui critique autant les lois musulmanes, se révéle extrêmement conservatrice. Carrie chante "I am a woman" mais ne va pas coucher avec son ex. Juste un baiser, point trop n'en faut. Elle se balade avec une robe en voiles transparents, fendue sur toute la cuisse, mais elle est bien trop chaste pour aller plus loin que le baiser et se doit d'avouer immédiatement son IMMENSE péché à Big, car ce n'est pas bien de mentir à son mari, pas bien du tout.
Trop d'argent tue l'argent et l'on est même parfois exaspéré par ses petits caprices de femme riche.

Car Carrie est devenue une femme riche. Dites adieu à la petite New Yorkaise à qui toutes les filles pouvaient s'identifier, qui galérait pour pouvoir s'acheter ses chaussures de luxe, qui rêvait de trouver l'amour, le vrai. Maintenant, son problème capital est de virer l'écran plat de sa chambre pour que son mari s'intéresse à elle. Après tout , elle ne met pas une robe de chambre Gucci pour rien, non?

Si certaines scènes restent drôles le plus souvent grâce à Samantha qui se bat contre sa ménopause, tout simplement excellente, si on est contentes de revoir nos copines New Yorkaises, on ne peut s'empêcher de se dire que la vraie série, elle, s'est terminée au dernier épisode de la saison 6, l'une des meilleures fins de série qu'on ait eu l'occasion de voir (Eh non, je n'exagère pas, je tiens à le dire).

La série fine, cynique et piquante des débuts est devenue une bonne grosse comédie hollywoodienne, qu'on regarde avec un certain plaisir certes, mais qui possède désormais un côté extrêmement écoeurant, beaucoup trop bling-bling pour encore s'identifier complétement aux héroïnes.

Un deuxième film qui s'apparente finalement beaucoup plus à un bon gros loukoum bourratif qu'à un cocktail simple et coloré. Et c'est bien dommage.

L'Agence tous risques de Joe Carnahan


L'AGENCE TOUS RIIIIISQUES C'EST VRAIMEEEEEEEEEEEEEENT ♫


La saison des blockbusters a définitivement débuté et cette fois-ci, c'est la Fox qui nous régale avec ce remake de la célèbre série des années 80, "L'Agence tous Risques".
Un remake qui nous replonge aux origines de la série puisque le film nous explique (rapidement certes, mais efficacement) la rencontre des différents protagonistes et l'événement qui les a exclus de l'armée.

Explosions et effets spéciaux à gogo, on ne s'ennuie pas une seconde et cette bande de mecs complétement barrés nous fait immédiatement craquer. Impossible de rester insensible à la complicité entre les acteurs. Car si certains ont pu reprocher au réalisateur de ne pas reprendre les personnages originaux pour ce film, la ressemblance entre les deux castings est flagrante (la scène clin d'oeil après la générique permet d'ailleurs bien de s'en rendre compte). L'alchimie est parfaite et le spectateur éprouve dès les toutes premières minutes une grande sympathie pour les différents personnages. C'est un peu comme retrouver de vieux copains après plusieurs années d'absence (Un Sex and the City au masculin un peu, j'ose le dire).

En même temps, il faut dire qu'on ne s'est pas foutu du spectateur au niveau du casting avec les deux grandes têtes d'affiche Liam Neeson et Bradley Cooper, le chéri de ses dames (soupir rêveur, niais, MON DIEU MAIS CET HOMME EST PARFAIT, je ne cesserai de le dire). Si le catcheur Quinton "Rampage" Jackson n'a pas le charisme impressionnant de Mister T, sa prestation reste très honorable et on aimerait pas trop aller s'y frotter. Quant à Sharlto Copley, il est aussi doué que son prédécesseur pour le rôle du type échappé de l'asile... Mais pas si fou qu'il ne le parait.

L'esprit de la série est parfaitement respecté. C'est drôle sans être lourd, c'est blindé de plans complétement irréalistes et déjantés, les effets spéciaux sont très bien réalisés, le jeu est bon, bref c'est une des bonnes surprises de ce début d'été.

Bien sûr, il ne faut pas s'attendre au film le plus réfléchi du siècle, avec une grande leçon sur le monde, mais il faut quand même saluer Joe Carnahan pour le rendu fun qu'il a réussi à produire ici.
Si l'atmosphère reste aussi décomplexée, aussi jubilatoire, on en redemande!

Un film à voir pour tous ceux qui ont regardé et aimé les aventures d'Hannibal, de Futé, Barracuda et Looping dans leur jeunesse mais qui peut aussi donner envie aux nouvelles générations de revoir les vieux épisodes de la série.
Que du bon, donc!

dimanche 30 mai 2010

Prince of Persia: Les Sables du Temps de Mike Newell



Navet du jour, bonjour! C'est bientôt l'été et donc c'est le début des grosses productions lamentables en tout point de vue, ça tombe bien, ça donne de la matière aux critiques mais en même temps, il y a de quoi desespérer sévère.

Le mythe gâché cette semaine par les studios Hollywoodiens, c'est "Prince of Persia", alias LE jeu vidéo des années 90, celui qui rend fou tellement il est impossible à finir (en tout cas pour le premier, j'ai pas testé les autres.). Mais si, vous connaissez! Le sultan a été assassiné et le grand visir, Jaffar (tiens, ça me rappelle quelqu'un avec un seul F) détient la princesse prisonnière. Vous êtes le prince, le fiancé de la princesse (sans déc?) et vous avez une heure pour la sauver, sinon, elle mourra.
Un véritable casse-tête, décliné par la suite en plusieurs jeux vidéos, les derniers sur Xbox360 et autres PS3.

C'était à se demander pourquoi les studios Disney ne l'avait pas adapté avant! C'est pourtant l'idée géniale pour gagner un paquet de fric à coup sûr! Mais bien sûr, on ne peut pas confier ce projet gigantesque de plus de 150 millions de dollars à n'importe qui, alors c'est Mike Newell qui a été nommé réalisateur.

LOLILOL MEGATEUF les enfants, on met au poste un homme qui nous a pondu "Quatre mariages et un enterrement" et une adaptation très moyenne d'un Harry Potter, à savoir, "HP et la Coupe de Feu". La catastrophe était clairement annoncée, mais comme cela ne suffisait pas, on engage des acteurs beaux gosses, absolument pas crédibles, mais qui attireront le kéké moyen, et comme ils n'ont pas une seule goutte de sang arabe dans les veines, on leur colle des fausses moustaches et des turbans pour cacher le désastre.
Si la trilogie "Pirates des Caraïbes", également produite par Jerry Bruckheimer, était portée par l'inventivité du jeu de Johnny Depp, Jake Gyllenhaal, qui joue ici le rôle du héros bellatre, n'apporte strictement rien au film, avec son charisme aussi fort que celui d'une huitre. Quant à Gemma Arterton, heureusement qu'elle porte des tenues transparentes et moulantes pour la gente masculine, parce que sinon dans le rôle chieuse-potiche, elle est au premier plan (Tiens, ça me rappelle Maggie Grace, Shannon dans Lost). Alfred Molina est bien le seul à être au-dessus du lot, mais ses trois blagues du film ne suffisent pas à remonter le niveau général.

Un scénario creux comme on en fait peu qui tient en une ligne (il faut retourner en arrière dans le temps grâce à une dague pour laver son honneur), une réalisation au-delà du ridicule, où chaque moment plat (et il y en a beaucoup) est remplacé par des batailles complétement injustifiées et mal filmées, pour la plupart en plan large, pour ne pas montrer que cette grande saucisse de Gyllenhaal ne fait pas lui-même ses cascades, le film est chiant comme la pluie, et même quand on perd certains personnages en cours de route, on s'en fiche royalement tellement on est pressé que ça se termine!

Que dire de plus, mis à part, de ne pas aller voir ce navet, sinon ça encouragera les studios à se foutre encore plus de notre gueule! Mais vu les résultats du Box Office, on est plutôt mal barré!

De toute façon, le pire est encore à venir... On parle de deux suites... A moins que ce soit annulé suite à un grain de sable dans l'engrenage (mouarf mouarf, elle était facile).

vendredi 14 mai 2010

Les Griffes de la Nuit de Samuel Bayer




SORTEZ LES TAMBOURS LES ENFANTS, j'ai une annonce à vous faire: LE NOUVEAU MASSACRE DE FILM DE GENRE SIGNE MICHAEL BAY EST SORTI.

Bon ok, je l'ai pas encore vu, j'avoue, j'attends d'avoir le temps d'aller au ciné pour ça (sûrement demain) mais je tenais à vous prévenir pour que vous soyez prêts. Oui, car ça ne lui suffisait pas au petit Michael d'avoir massacré "Massacre à la tronçonneuse" (HAHA BLAGUE) ou "Vendredi 13", il fallait encore plus gâcher une franchise! Il a choisi Freddy, et ça me désole parce que je pense que dans tous les boogeymen que j'ai rencontré dans ma vie (on prend un café tous ensemble le dimanche après-midi en fait), c'est mon préféré, mon chouchou si vous voulez.

Freddy, il a une histoire pas comme les autres (et pas du tout celle d'un pauvre jardinier pédophile comme dans le remake): sa mère était soeur dans un asile psychiatrique et a un jour été enfermée dans une salle par erreur = elle s'est faite violée par tous les malades présents, est tombée enceinte et est morte en couches (CHOUETTE DEPART DANS LA VIE). Le petit Freddy est par la suite rejeté par ses camarades de classe, son père adoptif le bat, du coup, il y va pas par quatre chemins et en fait sa première victime. Par la suite, il devient à peu près normal, je dis bien à peu près: il se marie, a une jolie fille, mais l'une de ses occupations favorites est de tuer des enfants dans une chaufferie abandonnée (on fait ce qu'on peut pour s'amuser hein). Un jour, sa femme le découvre, il l'étrangle devant leur fille (pourquoi pas) et se fait choper. Sauf que un problème avec les papiers du jugement le fait libérer, le bougre rentre chez lui où les parents de la ville l'attendent. Ils le balancent dans la chaufferie à laquelle ils mettent le feu. Hélas, l'ami trouve le moyen de revenir dans les rêves des enfants de ceux qui l'ont défiguré pour les faire souffrir à leur tour.

Bon j'avoue, comme ça, c'est pas la super marrade mais l'Homme est ultra ironique et même si dans le premier (1984) il m'a un peu faite flipper (en plus, il bute Johnny Depp quoi), toutes les suites démontrent que le personnage est super fun (n'appelez pas la police, je vous explique). Il est ultra ironique et blasé, et puis il faut le dire, il a des façons de tuer super originales qui font qu'en fait, on regarde le film juste pour savoir comment il va finir par achever les pauvres "teenagers" et les phrases cultes qui fusent. Perso, ma "mort préférée" c'est la fille qui rêve de passer à la télé et qui finit la tête encastrée dans sa propre télévision bien pourrave (un truc qui pourrait m'arriver, tiens)(j'suis un peu conne alors j'arrive pas à poster les liens dans mes articles mais vous pouvez retrouver ce moment dans l'article de Mandy Reeks sur son blog "Blood, Guts and Bones", dans ma liste de blogs).

Bref, Freddy utilise souvent les phobies des gens pour les tuer mais les vieux effets spéciaux et ses gags le rendent fun alors moi je le défends de toute mon âme, parce qu'après tout, faut choisir, c'est soit on a des tueurs qui me donnent envie de me cacher sous ma couette comme Michael Myers, qui adore jaillir des placards quand on s'y attend pas avec un masque blanc sur la face, soit on a des ptits rigolos comme Freddy qui donnent envie d'être leur copain un peu (PARCE QUE FAUT QUI ME SOIGNE).

Mais d'après la bande-annonce du remake, on peut s'attendre au pire, genre "on fait sursauter les gens parce que c'est marrant" et "on fait le remake de "La Cité de la peur" avec des griffes qui frottent sur les tuyaux, hihi, on va se faire plein de fric, Michael, tu es un génie!".

En résumé: attendons-nous au pire...

(Oui cet article est long, il blablate mais c'est quand même de Freddy dont on parle là, j'déconne pas avec ce sujet-là, il me tient à coeur) (3615cinglée)


Bon j'ai enfin vu le film (c'est pas trop tôt pourra-t-on dire) et ma foi ce qu'on peut en dire, c'est euh... Pas grand chose. Les personnages luttent pour ne pas s'endormir? Ah ben nous aussi, ça tombe bien, on est dans la même galère. Le film est lent, les "sursauts" prévisibles, on se fait avoir une fois, voir deux, mais après faut pas déconner, les acteurs sont assez lamentables, même si c'est assez appréciable de voir le Emmet de Twilight se faire tuer par Freddy (qu'on devrait rajouter à la saga, ça mettrait de l'action)ou Katie Cassidy version blonde, qui malgré tous les films d'horreur où elle a joué, arrive encore à ne pas être crédible. Quant à Jackie Earle Haley, qui remplace le légendaire Robert Englund, il n'est pas ultra mauvais, mais avec sa pâte à crêpes collée sur la face, il est tout de suite moins effrayant.
Le scénario est risible et puis tout à coup, à quinze minutes de la fin, O MIRACLE, on trouve enfin ce qu'on était allé chercher: un peu d'histoire et d'action, un climat assez dérangeant, même très glauque, la Nancy qui se réveille (haha, blague facile, je le concède) et qui accepte la fight avec Sieur Freddy, qui d'ailleurs nous sort une ou deux répliques qui peuvent rester dans les mémoires et ça, ça m'a fait plaiz, merci m'sieurs-dames, on peut fermer la boutique.
Ah si, la toute fin, prévisible à 10km, mais là, j'ai adoré, c'est bien la seule micro-seconde (?) du film où j'me suis bien marrée, DONC je ne peux pas que cracher sur le remake à cause de ce moment (Oui, je ne suis pas si difficile que ça à contenter en fin de compte et j'avoue aussi avoir eu un petit intérêt pour Kyle Gallner, Quentin dans le film, le copain d'la vieille Nancy, mais cela n'est pas très pertinent. En plus il a un gros double menton alors que le reste de son corps est bien proportionné, si quelqu'un pouvait analyser le phénomène, ce serait cool.)

Loin de la réussite d' "Halloween" remaké (?) par Rob Zombie, "Les Griffes de la Nuit" reste quand même supérieur à certaines bousasses intergalactiques faites ces dernières années comme "Le Beau-Père" ou "Prom Night" (alors celui-là a la palme) grâce à son final un tant soit peu intéressant.
Hélas, ce sursaut se produit beaucoup trop tard, et au moment où l'action commence, tout le monde est déjà endormi devant son écran...
Le comble pour un film dont l'un des thèmes principaux est l'insomnie!

lundi 3 mai 2010

Iron Man 2 de Jon Favreau


(AFFICHE MOCHE, affiche moche, QUI VEUT UNE AFFICHE MOCHE?)


Cet Iron Man 2 nous permet de conclure la chose suivante: n'est pas Sam Raimi qui veut. Sam Raimi, pour ceux du rang du fond qui ne suivent pas l'actualité super-héros cinématographique, c'est le réalisateur de films qui m'ont donné envie de m'enfermer dans une chambre blindée recouverte de posters de Minnie pour évacuer la peur comme "Jusqu'en Enfer" et surtout la trilogie "Evil Dead" MAIS QUI a aussi suscité l'étonnement général lorsqu'il a réalisé la trilogie des Spiderman. "Spiderman 2", a été l'exemple type de la suite meilleure que le premier volet, fait très rare au cinéma ET ENCORE PLUS lorsqu'on s'attaque aux super-héros.

Eh ben "Iron Man 2", ça se voulait du même accabit (d'où sort cette expression? Même moi je ne le sais pas). On nous promettait de l'action badass, de l'amourette, du Robert Downey Jr torse nu ET drôle et du Scarlett Johansson en combi de cuir moulante, avec un poil de psychologie et un respect de l'oeuvre originale.

Miam Miam Miam j'avais envie de dire. "Iron Man", c'est un peu mon guilty pleasure. C'est un énorme blockbuster américain, c'est bourré de fric et d'effets spéciaux mais je sais pas pourquoi, j'adore quand même (bon, ok, Robert Downey Jr y est sûrement pour quelque chose) et j'étais fort jouasse à l'idée d'aller voir le second volet.

Que dire si ce n'est une petite (Grande?) déception.

La plus grande erreur à ne pas reproduire était l'absence de réel scénario. Dans le premier, on assistait à la naissance du mythe, c'était funky mais on avait quand même le droit d'attendre enfin des gros combats dans le deuxième, combats psychologiques ET physiques.
La catégorie psychologique pour la maladie qui touche Tony (ROB, MARRY ME)et son refus de donner au gouvernement des Etats-Unis les secrets de son armure, et la catégorie physique pour son nouvel adversaire, Whiplash (Mickey Rourke). Toujours épaulé par la fidèle Pepper Pots (Gwyneth Paltrow), Stark se trouvera de nouveaux alliés avec Nick Fury (Samuel L. Jackson) et Natasha Romanoff (Scarlett Johansson).

Cependant on peut toujours autant reprocher à Favreau son manque de rigueur au niveau du scénario. Les différentes intrigues sont toujours aussi simplistes et si le premier volet masquait ce point faible par des scènes d'action mémorables et un Robert Downey Jr au sommet de sa forme, le deuxième volet pèche dans cette dynamique. Le film est très long à démarrer, même peut-être trop. Au bout de vingt minutes, on se dit que ce n'est que le début, que l'action doit se mettre en place. Une petite scène de course automobile, deux voitures explosées et? Et rien.
S'ensuit une loooongue introspection du héros, qui va peut-être mourir, oulala, ma foi c'est inquiétant, qui se saoule pour oublier, et qui finit par se battre avec son copain dans deux armures High-Tech.

Bon, quand est-ce que le film commence?

Heureusement pour Favreau (et pour nous d'ailleurs), justement, le film commence après ça. Il aura quand même fallu une heure avant l'action, la vraie, et un Stark en grande forme.
Si je devais baser ma critique sur cette deuxième partie, je dirais que l'on retrouve tout ce qui faisait le succès du premier film: des scènes de combat bourrées d'effets spéciaux même si elles sont plus rares que dans le précédent, de l'humour, un Robert Downey Jr qui cabotine à nouveau dans ses petits débardeurs moulants (qui me donnent envie d'arracher mes vêtements dès que je les aperçois) et tout est bien qui finit bien.
Mais hélas, cette première partie, je dis non. NOOOOOOOOOON.

Je le répète, n'est pas Sam Raimi qui veut. Favreau peut nous livrer une adaptation parfaite, à la fois pleine d'action et d'humour, mais si son idée d'introspection du héros était bonne, on ne retrouve pas le talent impliqué dans "Spiderman 2" et le rythme s'en ressent énormément durant la première heure de film.

"Iron Man 2" est donc un bon divertissement, on a déjà vu bien pire (Tadaaa: "Les 4 Fantastiques") et mérite quand même le déplacement pour sa deuxième partie, pour ses clins d'oeil répétés au monde des comics, ainsi que pour l'interprétation de Robert Downey Jr, spécialiste des rôles narcissiques et décadents, et pour les quelques cascades de Scarlett Johansson (dont beaucoup ont été coupées au montage, ce qui est bien dommage, étant donné que la donzelle les a effectuées elle-même).

En espérant que Favreau saura renouveler son genre et son action dans le troisième volet (car troisième volet il y aura).

mardi 27 avril 2010

"Kick-Ass" de Matthew Vaughn



AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH ALORS LA MAIS ALORS LA LES AMIS, c'est plus beau que la naissance de mes enfants! ENFIN UN FILM DE GEEKS POUR DES GEEKS, RE-U-SSI!
Allez je ne mâche pas mes mots: drôlissime, explosif, plus badass tu meurs, j'ose même dire JOUISSIF, voilà l'un des films que j'attendais le plus depuis quelques temps et comme je l'avais bien pressenti, je n'ai pas DU TOUT été déçue! Pour moi, avec "Les Chèvres du Pentagone", c'est le meilleur film que j'ai vu depuis le début de l'année! Et ouais, paf dans les dents!

Bon passons mes exclamations fanatiques, c'est parti pour le résumé.

Dave Lizewski (Aaron Johnson) est un fan de comics et plus particulièrement de super héros. Décidé à vivre son obsession jusqu'au bout, il se fabrique un costume, se crée un nom "Kick-Ass" ("Botteur de culs" en français svp)et part en chasse contre le crime. Sauf que... Il n'a aucun superpouvoir et se retrouve entraîné malgré lui dans les règlements de compte de la mafia New Yorkaise. Mais Kick-Ass n'est pas le seul super héros en ville et sera bientôt épaulé par Hit Girl (Chloe Grace Moretz), une jolie fillette de... 11 ans et de son père, Big Daddy (Nicolas Cage), ainsi que par Red Mist, pour lutter contre le parrain local, Frank D'Amico (Mark Strong, MAIS SI vous le connaissez, c'est le Lord Blackwood de "Sherlock Holmes". Il a décidément une tête à jouer un "méchant", lui.).


(Je vais essayer de calmer mes ardeurs pour vous donner de bons arguments.)

D'abord, "Kick-Ass" est inclassable et c'est ce qui fait le charme du film. On y trouve de tout: de la grosse comédie pour ados, du film de super-héros (SANS DEC?), de la parodie de films de super héros (la voix off qui rappelle bien évidemment celle de Peter Parker dans les Spiderman de Sam Raimi), de la violence à la Tarantino (Une petit écolière toute mignonne qui trucide tout le monde sans frissonner, ça ne vous dit rien? Même pas si je vous cite "Gogo Yubari"? Mouais bon j'avoue que là, je vous aide pas mais regardez "Kill Bill" et vous verrez la bête), et un poil de romance guimauve, c'est un tout qui séduit à tous les coups.

Les personnages sont attachants, car ils sont comme nous au final.
Oubliez l'araignée mutante ou la pierre radioactive, ils n'ont aucun pouvoir donc ils sont vulnérables. Et cela change directement l'implication émotionnelle du spectateur. On s'imagine parfaitement à leur place (d'ailleurs, en sortant de la salle, j'étais prête à mettre une perruque violette et à jouer avec des couteaux, en faisant des cascades de dingue, mais je me suis rappelée qu'il y avait des examens deux jours après et ma raison est revenue petit à petit. En plus je sais même pas faire la roue alors imaginez le potentiel).
Le personnage de Dave est au début pathétique, dans ses échecs pour séduire la fille de ses rêves et dans ceux de combattre le crime sans aucun entraînement ni pouvoir mais on est par la suite bien impressionné par son courage (si si, attendez la fin, bande de mauvaises langues). D'ailleurs, sa difficile histoire de conquête amoureuse est un peu le point faible du film, qui tombe de temps en temps dans la comédie romantique pour ados alors que tout ce qu'attend le spectateur c'est de l'action, des meurtres et du sang (SI, AVOUEZ LE).

Si le personnage de Dave est parfois un brin mollasson (attention, je ne dis pas qu'il est naze hein, j'suis même tombée un peu in love, il faut le dire), les personnages secondaires sont toujours là pour redonner du rythme au film.
Jamais, JE DIS BIEN "JAMAIS", je n'avais aimé une interprétation de Nicolas Cage, qui est pour moi l'un des plus gros ringards hollywoodiens qu'on ait vu ces dernières années, eh bien il faut croire que le rôle d'un père complètement cinglé, en faux costume de Batman, lui va sur mesure (en plus il a enfin trouvé une utilité à sa coiffure et à sa moustache affligeantes)! Lui et sa fille, Hit Girl sont les personnages les plus drôles du film. Imaginez un père qui offre des couteaux de combat à sa fille pour son anniversaire et qui lui tire dessus pour qu'elle sente l'effet d'un gilet pare-balle et vous aurez la relation la plus déjantée qu'on ait vu entre un père et sa fille.

Mais le succès du film ne repose pas uniquement sur les personnages. La mise en scène et le jeu des couleurs, flashy au possible pour nous rappeler l'esthétique des comics, sont parfaitement maîtrisés. Les scènes de combat sont génialement orchestrée, particulièrement celle de la fusillade entre Hit Girl et les mafiosos (dans le noir complet s'il vous plait) où elle se sert d'un flash pour les aveugler (les meilleures scènes sont les siennes de toute façon, c'est devenu mon idole cette petite).

Et que dire de la bande originale? Mika, The Prodigy, The Dickies ET MEME du Ennio Morricone! Une fille de onze ans tire sur tout ce qui bouge et le fond sonore est "Bad reputation" à fond les manettes? Why not!

Aucun tabou, un humour trash et décalé qui ne laisse aucun répit, une esthétique colorée, pop à souhait et des personnages attachants et définitivement cinglés, que demander de plus? "Kick-Ass" est une réussite dans tous les points et la fin peut même laisser présager une suite (si le genre reste le même, JE DIS OUI, OUI ET TROIS FOIS OUI).

Mais chut, je vous laisse aller voir ce petit bijou par vous-même, je pars m'acheter le comic et une combinaison de plongée fluo pour lutter contre le crime.