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dimanche 28 août 2011

"Cowboys and Aliens" de Jon Favreau



Dans la série des concepts les plus improbables du cinéma, le concept de "Cowboys and Aliens" pourrait figurer en très bonne place et honnêtement, il le mérite. C'est quand même pas tous les jours qu'on nous propose une grosse fight bien beauf entre un groupe de cowboys et une bande d'extraterrestres bien dégueus.

Sur le papier (et papier il y a puisque le film est une adaptation d'un comic) l'idée est alléchante, surtout lorsqu'on ajoute au projet des acteurs pas trop inconnus pour les rôles principaux, un Jon Favreau désormais nommé réalisateur de tous les projets friqués faussement cool (coucou Iron Man 2!), le tout multiplié par un budget de 165 millions de dollars.
Malheureusement, malgré les promesses faites par le réalisateur, et son insistance pour montrer que le projet tenait debout et méritait encore plus le respect pour son non-utilisation de la 3D (merci mon dieu), "Cowboys and Aliens" est une déception amère mais sans contestation possible.

Tout partait pourtant d'une bonne idée: un homme (Daniel Craig), se réveille seul dans le désert, sans aucun souvenir de ce qui lui est arrivé auparavant. Le bougre se fait attaquer direct, ça réveille, leur savate tous la tronche (normal, c'est James Bond) et tombe sur une ville paumée. Pas le temps de trop savourer l'ambiance du coin, la voilà qui se fait attaquer par des vaisseaux extraterrestres et les habitants veulent venger leurs disparus. Et puis... Euh et puis plus rien en fait.

Cinq scénaristes, trois adaptateurs et le néant. Voilà un bon résumé de la suite du film. Sur 1h50, nous comptons donc 25 minutes de prétendu scénario. La suite n'est qu'une succession de clichés piochés dans les westerns, très peu dans ceux d'aliens et d'un nombre d'incohérences assez impressionnant. Pourquoi les aliens sont-ils ici? Pourquoi les "cowboys" ne sont-ils pas réellement surpris quand ils débarquent? Pourquoi le héros principal, qui est censé être amnésique, est capable de retrouver sa maison AU MILIEU DU DESERT? A quoi sert Olivia Wilde, surtout si elle ne porte aucune combinaison moulante et ne montre pas un bout de fesse? Je vous épargne la suite.

Les personnages sont trop peu soulignés, jamais attachants, la faute à une absence de développement mais aussi au jeu des acteurs, plus monofacial (?) tu meurs, avec en tête Daniel Craig, toujours aussi constipé et Olivia Wilde, toujours aussi cruche. Non seulement son personnage est d'une inutilité consternante mais son regard de vache morte, présent dans chacun de ses rôles, est de plus en plus insupportable. Quant à Harrison Ford, Sam Rockwell et autres Keith Carradine, ils sont trop sous-exploités et mièvres pour donner du goût à l'ensemble.

Les effets spéciaux ne sont pas particulièrement mauvais, mais avec un tel budget, semblent risibles. Les aliens ne sont pas très originaux, ni effrayants et reprennent les concepts les plus éculés du genre sans jamais étonner le spectateur.

Un coup dans l'eau donc, et une déception face à un concept ultra jouissif, qui ne dépasse jamais sa mission de blockbuster ricain, avec son budget, ses stars et son absence évidente de scenario. Même les fesses de Daniel Craig moulées dans son pantalon de cowboy ne suffisent pas à éviter le massacre (et c'est bien dommage).

En somme, un film d'été: vite regardé et vite oublié.

En résumé:
(C'est pas de moi, j'avoue, mais je l'ai trouvé sur le forum de mad movies, donc pas d'auteur potentiel pour le copyright, qu'on me jette des pierres s'il le faut)

jeudi 17 février 2011

Tron l'héritage de Joseph Kosinski




Sonnez hautbois, résonnez musettes! Le premier blockbuster de l'année est sorti, et il y a du niveau, puisque les studios Disney sont derrière tout ça.

Tron premier du nom ayant fait un bide monumental lors de sa sortie en 1982, pourquoi nous sortir une suite? Eh bien, le film bénéficiant d'un potentiel sympathie assez élevé chez les geeks et autres fanas de technologie, pourquoi ne pas essayer de les appâter avec des effets spéciaux soit disant révolutionnaires et un groupe à la mode aux commandes de la bande originale!

Un budget hallucinant de 150 millions de dollars dont 13 utilisés uniquement pour les costumes, une 3D à la "Avatar", les Daft Punk sur le projet, l'acteur Jeff Bridges et puis l'histoire d'un type qui arrive à entrer dans son propre ordinateur, ça avait l'air plutôt alléchant.

Pourtant, Tron ne parvient jamais à scotcher le spectateur sur place. Reprenant le scénario principal du précédent épisode (Sam, le fils de Flynn, va lui aussi entrer dans le programme pour sauver son père, prisonnier de son propore logiciel), l'histoire ne décolle jamais assez pour passionner, et lorsqu'elle propose des séquences impressionnantes visuellement (la course de moto, la bataille de disques), ce n'est qu'un copier-coller du film précédent.

Bien sûr, on est bien loin des moyens technologiques de 1982, les effets spéciaux sont impressionnants, le jeu créé avec les lumières intéressant, la musique des Daft Punk toujours aussi efficace, seulement, passé la première demi-heure, c'est long. Trop Long.

2h06 de découverte d'un univers soi disant parfait (puisque le but de Sam Flynn était de créer une espèce où les maladies, la vieillesse, les points négatifs de notre société en gros, n'existeraient plus) auraient pu apporter quelque chose de mythique, comme soi disant Avatar l'a fait pour ses fans (je dis bien "ses fans", étant donné que je ne l'ai toujours pas vu et que je ne suis pas prête de le voir). Mais 2h06 de philosophie à deux balles, en plus proclamée par des types en combinaisons ridicules, qui préfèrent cabotiner plutôt que nous donner une théorie plus directe et plus claire sur le sujet, ça donne mal à la tête et ça devient vite lassant.
Sans bien sûr oublier le message moralisateur final, plus bateau tu meurs, qui dit que bon, ok, tu peux te faire plaisir en passant ta vie sur ton ordinateur ou ta console, mais mon gars, la vraie vie, c'est quand même celle dans la forêt, au milieu des arbres et de tout cet oxygène, avec une bonasse à tes côtés.

Quant aux acteurs, ils ne sont pas si mauvais, (et puis, il faut avouer que Garett Hedlund est quand même sacrément bien gaulé, comme Olivia Wilde, même si perso, ça me parle moins), mais les dialogues longs et niaiseux les rendent vite insupportables. Certains vont même devenir cultes tant ils sont lamentables ("Tu veux t'amuser? On va s'amuser!" ouhhhh j'ai peur)
Heureusement, Jeff Bridges est toujours aussi impeccable. Enfin, le "heureusement" se retrouve très vite contrebalancé par les effets spéciaux apportés au visage de l'acteur.
En effet, celui-ci ne devait pas interpréter le seul rôle de Sam Flynn mais aussi celui de son double maléfique, Clu, avec 30 années de moins. Plutôt dur pour l'acteur qui a 61 ans à la base. Aidé par la technologie utilisée dans "L'Etrange Histoire de Benjamin Button", les effets spéciaux restent peu crédibles dès qu'un gros plan montre le bout de son nez. Et si l'on observe attentivement, ça lui fait une sacrée TRONche (haha) à Jeff, sans aucune expression faciale. Allez donc trouver un minimum d'émotion lorsqu'on vous présente un mec dont le visage sent l'artificiel à vingt mètres...


Tron l'héritage se révèle extrêmement décevant d'un point de vue scénaristique et les prises de risque attendues sont finalement minimes. Si les trente premières minutes valent le coup d'oeil, si la bande originale envoie du pâté (sans être exceptionnelle), le reste n'est qu'un amas de dialogues mièvres et inutiles.

A voir uniquement pour le thème global, plutôt intéressant à la base, le logo Disney retouché au tout début du film, les trente premières minutes et les cuisses (et les fesses!) de Garrett Hedlund. Pour le reste, GAME OVER.