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jeudi 5 août 2010

Twilight 3: Hésitation de David Slade


(Et en cadeau, une magnifique affiche avec le nez difforme de Jacob, l'expression monofaciale de Bella et le visage constipé d'Edward! Quelle chance tu as, jeune Padawan!)


Dans le genre blockbuster de cet été, il y a eu la perfection ("Inception") et maintenant, il y a la médiocrité. On ne peut pas tout avoir. Je sais, vous me direz "Mais pourquoi tu l'as regardé si c'est juste pour critiquer!", euh ben, justement pourquoi se priver de critiquer quand on en a l'occasion?

Un dimanche après-midi d'été sous la pluie, vous attendez le grand amour (Avec un grand V) et vous vous sentez un peu fleur bleue? Twilight 3 est fait pour vous!
(Note: Cette solution marche aussi si vous êtes en plein jour de repos, que vous avez envie de glander, collée à votre lit telle une moule à son rocher, et passer le temps comme vous pouvez.)

Des morts suspectes ont lieu à Seattle. (Pause pour faire monter le suspense)
Après qu'Edward le gentil ait dégommé le méchant James, la copine de James, Victoria, cherche à le venger en montant une armée pour déchiqueter Bella. (Mais pourquoi est-elle aussi méchante? PARCE QUEEEEEEE) Du coup, les loups garou et les vampires doivent s'allier, parce qu'ils préfèrent tous crever pour une pauvre fille, au lieu de la sacrifier et de sauver leur peau. Mais c'est dur, parce qu'ils ne s'aiment pas à la base. Dieu, que le monde est cruel parfois.
Mais ne pensez pas que Bella est inutile. Pendant ce temps, elle doit prendre la décision la plus importante de sa vie: la vampire blanc comme un cachet d'aspirine, qui est plus coincé que ma tante Ida en 1930 ou le loup garou au nez retouché, qui passe sa vie torse nu? Dieu, que le monde est cruel parfois.


Comme il était difficile faire pire que Twilight 2 niveau niaiserie, on a confié la réalisation à David Slade. L'homme a quand même réalisé "30 jours de nuit" et "Hard Candy". Si vous ça ne vous fait pas pleurer de desespoir en pensant à sa carrière gâchée en un seul film, vous êtes insensibles.
Si on pensait qu'il allait relever le niveau de cette saga devenue piège à midinettes avec un combat des plus sanglants, c'est rapé.

Une première partie chiante comme la pluie, où l'on doit se farcir les dialogues poético-romantiques (? Twilight m'inspire, je dois trouver une corde rapidement) entre Bella et Edward, "tu veux te marier? -Oh non, je ne peux pas, je suis trop jeune! Mais peut-être que si tu me déshabilles un peu, je changerai d'avis... -Mais tu ne peux pas ouvrir le premier bouton de ta chemise, ce n'est pas bien avant le mariage."
OOOOOOOOOH C'EST MIGNIIIIIIIIIIIIIOOOOOON! (Gad, si un jour tu me lis...) Mais bon, comme Edward est un homme bien maintenant, il ne peut plus se balader le torse à l'air. Heureusement que Jacob est là! Hihi!

Si l'on est agacé par ces miévreries, à aucun moment on ne peut imaginer ce que ressentent les 3 personnages principaux. Comment se mettre dans la peau des personnages lorsque les acteurs qui les interprétent ont tellement de maquillage sur la face qu'ils ne ressemblent plus à rien? De toute façon, l'interprétation est tellement minable qu'il n'y a plus aucun espoir. Pas d'alchimie entre les deux Amoureux, niet, nada.
Et n'espérez pas un quelconque intérêt lorsque Bella "hésite" entre les deux bellatres. L'ambiguité du livre est totalement levée. Elle a beau rouler un patin à Jacob en petite chemise dans la neige, on sait bien que c'est juste pour faire fantasmer les 12-14 ans, et qu'elle finira avec le coincé.
Pas de combat, pas de sang. Pour reprendre le commentaire d'une amie, ce sont des poupées de porcelaine qui se battent.
Aucune goutte de sang ne tombera tant qu'une ado regardera. Pas de bol pour nous, donc.

Pourtant, lors de la deuxième partie, on sent qu'il pourrait y avoir quelque chose. Un enjeu, un minimum de suspense. Mais non. Il n'y a rien. Il y a un moment où les montagnes de Forks ne suffisent plus pour qu'on se rattache à quelque chose dans le film. On nous raconte les passés de Jasper et Rosalie? 30 secondes et basta, alors qu'ils sont détaillés dans le livre. Mais pourquoi perdre du temps avec les personnages secondaires lorsque le public veut de l'amour entre les 3 niais?
Ce sont pourtant ces personnages secondaires qui insufflent du rythme au récit. L'entrainement au combat, les flashbacks, l'alchimie entre Jackson Rathbone (GAH) et Ashley Greene tellement supérieure à celle entre Kristen Stewart et Robert Pattinson, tout est mis au second plan. Et c'est bien dommage, parce que l'histoire des Cullen est laaaaargement plus intéressante que les problèmes sentimentaux de Bella.

Quant à la bande originale, qui était pourtant le seul point positif que je trouvais aux deux premiers films (la scène de Baseball soutenue par "Supermassive Black Hole" était particulièrement réussie dans le premier volet), est inutile dans celui-là.
On s'ennuie. C'est tout. Et les quelques moments d'intérêts fournis par Charlie et les autres Cullen sont beaucoup trop rares pour donner un souffle au film.

Pourtant, ce volet est quand même supérieur au deuxième. Le deuxième suscitait un énervement hors du commun, le troisième suscite l'ennui. On avance, on avance.

Mais en sachant que le quatrième livre sera divisé en deux films, ET EN PLUS, sera projeté en 3D, on est pas sortis du sable. C'est moi qui vous le dis.

lundi 26 avril 2010

"Les Aventures Extraordinaires d'Adèle Blanc-Sec" de Luc Besson




Il faut l'avouer, lorsqu'on fait des critiques de cinéma, un film de Luc Besson est une réjouissance. Non pas pour le côté artistique, l'originalité de la mise en scène et les dialogues savoureux, mais pour la médiocrité dont il fait preuve actuellement.
Alors oui, on peut toujours dire que les gens qui critiquent Besson sont des bobos parisiens contre le cinéma populaire, mais honnêtement, cinéma populaire ou pas, il faut quand même qu'il y ait quelque chose, une étincelle, un intérêt qu'aucun de ses films récents ne suscite (L'excuse "c'est un film pour enfants" n'est bien évidemment pas acceptée. FAUT PAS DECONNER HEIN. => T'as vu, t'as vu comment j'peux être impressionnante dans mes coups de gueule?).

Que dire alors des "Aventures Extraordinaires d'Adèle Blanc-Sec"? Pas grand chose, mis à part qu'elles ne sont absolument pas extraordinaires.
Adapté de l'héroïne de BD de Tardi, les rumeurs concernant le scénario et les acteurs étaient tout de même alléchantes. Le budget aussi. Même la bande-annonce d'ailleurs! Certes, c'est une bande-annonce type blockbuster hollywoodien, avec des trucs qui explosent, de la musique qui vous percent les tympans et toute l'action du film en deux minutes top chrono, MAIS il restait quand même des extraits quelques peu intéressants.

En fait, Besson aurait mieux fait de faire de son film une bande-annonce. Pas besoin d'un aussi gros budget, pas besoin de réel scénario, pas besoin d'effets spéciaux lamentables et pas besoin de faire jouer à ses acteurs un jeu forcé au possible.
En deux minutes trente, c'était fini, on en avait pour nos mirettes et on repartait content.

Car ici, l'idée de film est séduisante, la trame est toute trouvée, et pourtant, il n'y a AUCUN scénario. Les scènes s'enchainent comme si on les avait déjà découpées pour le dvd, on nous présente des personnages que l'on perd rapidement au cours de route, alors qu'ils mériteraient largement d'être développés. AH PARDON, serait-ce pour une possible suite? Histoire de gâcher toute la franchise, autant le faire jusqu'au bout!
Tiens, en parlant des personnages, on a du mal à faire plus cliché: le chasseur de fauve (au maquillage ridicule par ailleurs, POURQUOI O JEAN-PAUL ROUVE, POURQUOI), le policier qui a faim à longueur de journée, l'amoureux transi (sehr choupi d'ailleurs), le méchant aux dents pourries, tous les personnages portent une étiquette et n'ont aucune évolution de tout le film. Je sais bien que les enfants sont stupides, ils ont besoin qu'on leur mette des panneaux lumineux sur les personnages pour les reconnaitre, mais point trop n'en faut (Oui ça se dit). (Et ne soyez pas scandalisés par mes propos, c'est EVIDENT que c'est ce que le "réalisateur" s'est dit)
Adèle Blanc-Sec, quant à elle, (j'hésite à vraiment juger la performance de Louise Bourgoin pour le personnage, n'ayant jamais lu la BD,) mais il faut le dire, elle est exaspérante. Je sais bien que le personnage d'Adèle Blanc-Sec est pète-sec (haha), mais c'est tout de même pas la marchande de poisson du village! Si le caractère prétentieux et méprisant du personnage est sympathique au départ, on est vite lassé par le jeu forcé et les mimiques ridicules. Les seules scènes émouvantes sont celles avec sa jeune soeur dans le coma, qu'elle essaie de sauver par tous les moyens, y compris avec l'aide d'un physicien, qui, en s'entrainant à réveiller les morts, réveille un ptérodactyle, qui sémera la panique dans tout Paris.

Pendant ce temps, la belle Adèle (soyez réjouis les gars, vous verrez Louise Bourgoin nue dans son bain, wouhou!) se la joue Indiana Jones en Egypte pour récupérer la momie d'un médecin de Ramsés II pour la rescusciter et sauver sa soeur. Vous suivez toujours?
En voulant installer un rythme, Besson se perd dans les nombreuses possibilités qu'offrait la BD. Et cela se ressent encore plus dans le soin accordé dans les effets spéciaux. Pas une seule seconde on ne croit au ptérodactyle et aux momies. Tout est baclé, aucune esthétique, c'est moche, tout simplement. Rien à dire de plus.

Il reste alors certains décors de Paris qui sont véritablement magnifiques (Le Sacré Coeur entouré de champs et de moulins, un musée du Louvres bien évidemment sans pyramide...) et les costumes (si on enlève les maquillages immondes de nombreux acteurs).

"Les aventures extraordinaires d'Adèle Blanc-Sec" est un divertissement, qu'on ne peut pas qualifier de bon, ni de mauvais, il n'endort pas et peut susciter un petit intérêt, mais ce n'est toujours pas avec ce film que Besson remontera dans les estimes des critiques. Mais bon tant que les spectateurs suivent...


(Ah si, il aura réussi au moins une chose: me donner envie de lire la BD pour voir à quel point elle est mieux réussie que le film! Et c'est déjà pas si mal venant de lui!)

dimanche 28 mars 2010

Vamos al Cineville: Spécial Soirée Frissons

Comme je vous l'ai dit dans la critique d'"Alice au Pays des Merveilles", j'suis un peu extrême comme fille, je repousse mes limites et j'en suis fière (ah on dirait une chanson de Sheryfa Luna, c'est pathétique), donc j'avoue mon vice caché, j'adore les films d'horreur. Sans déc, je peux passer des après-midi entières à regarder des blondasses se faire pourchasser et découper, même si après je dors pas de la nuit, ça m'éclate. (Non, je ne dois pas consulter) Bref, vendredi soir, une amie à moi a eu pitié de ma condition de cinéphile acharnée et on est allées affronter la mort à la "Soirée Frissons" organisée par le Cinéville de Rennes. Au menu, "L'Orphelinat" et "Rec2". Au final, du bien et du moins bien mais j'ai bien eu ma dose de sursauts et de flippe, merci docteur, on peut rentrer maintenant.





Commençons par "L'Orphelinat" de Juan Antonio Bayona.

Déjà, c'est produit par Guillermo Del Toro donc on sait qu'on va pas voir n'importe quoi (et accessoirement, qu'on va bien flipper).
Perso, dans les films d'horreur, ce que je déteste le plus c'est les personnes âgées, tout ce qui est lié aux enfants (comptines, tourniquets rouillés, balançoires...), ET l'obscurité. Inutile de vous dire que le film réunit ces trois détails DONC j'ai pas fait la maline (ou maligne, je sais jamais).

"Laura a passé son enfance dans un orphelinat entourée d'autres enfants qu'elle aimait comme ses frères et soeurs. Adulte, elle retourne sur les lieux avec son mari et son fils de sept ans, Simon, avec l'intention de restaurer la vieille maison. La demeure réveille l'imagination de Simon, qui commence à se livrer à d'étranges jeux avec "ses amis"... Un jour, Simon disparait et sa mère va tout tenter pour le retrouver, allant même jusqu'à enquêter sur les mystères qui hantent l'orphelinat."

On imagine direct le tableau: grande maison étrange à moitié vide, petit gamin schyzo, bruits bizarres à toute heure du jour et de la nuit, ici on est pas dans le gore, tout est dans la capacité à faire marcher notre imagination donc à faire monter le suspense. Certes, c'est un scénario classique que nous amène ici Bayona mais c'est parfaitement réalisé car chaque détail est utilisé pour le ressenti des spectateurs. Car les bonnes peurs de la vie sont les plus simples. (Influence St Albray) Peur du noir ou de la solitude, on en prend tous pour notre grade, j'ai fait quelques bons de plus de 15 cm de hauteur, je vous le garantis et je suis pas prête de rejouer à "Un, deux, trois, soleil". (En plus, pour plus de saveurs, on ajoute au tout un gamin avec un sac sur la tête qui se balade à sa guise dans la maison. Moi, j'm'en remettrai JAMAIS d'ce gosse, JAMAIS.)

Mais ce n'est pas uniquement les nombreuses montées d'adrénaline qui font que le film est une réussite, c'est également la poésie de la mise en scène et la pureté des sentiments des différents personnages qui charment le spectateur et l'entrainent avec elles tout au long du film. Les scènes intimistes du début provoquent immédiatement la sympathie du public, on s'attache à ce petit garçon si mignon et à ses parents qui vont tout faire pour le retrouver. On assiste impuissants à la destruction de cette famille et le final magistral nous touche profondément (ouais parce que le final mes amis, LE FINAL. Un twist ending auquel on ne s'attend absolument pas et qu'on se prend en pleine face. J'ai eu envie de me lever, de pousser des hurlements hystériques en m'arrachant les cheveux et en me roulant par terre, juré craché).

Ainsi "L'Orphelinat" n'est pas uniquement un film fantastique, c'est aussi une remarquable étude psychologique sur des thèmes aussi délicats que le fait d'être parent, la perte d'un être cher ou les liens affectifs entre les individus.

Un petit bijou qui prouve que l'on peut mêler fantastique et poésie pour obtenir un bon film.







Evidemment, passer après une telle réussite, c'est HARD, très très hard. Mais bon, c'est "Rec" alors on connait la chanson maintenant.

Dans le premier, toute l'action était suivie par la caméra d'une journaliste venue faire un reportage sur un groupe de pompiers. Ceux-ci étaient appelés dans un immeuble et se retrouvaient face à un virus qui rendait les gens... Euh comment dire... Légèrement Agressifs. (Ils vous bouffent quoi, autant le dire franchement)
Ben le deux, c'est la suite. Cette fois-ci c'est filmé par des policiers qui rentrent dans l'immeuble, accompagnés d'un expert du gouvernement pour étudier le virus, puis par trois ados qui ont réussi à entrer dans l'immeuble avec leur caméra, histoire de vendre la vidéo aux médias.

Pourtant, la première partie lorsqu'on suit les policiers, est plutôt bien réussie, on sursaute plusieurs fois, ils arrivent même à rendre crédible que le virus serait lié à l'église (AH BEN on est en Espagne hein) mais le soufflé retombe rapidement lors de la deuxième partie et notre attention aussi. C'est assez dégueulasse (comme l'affiche d'ailleurs), y'a du sang partout (même s'il ressemble à de la confiture), des trucs qui jaillissent sur la caméra et poussent des cris n'importe comment, le peu de personnages qu'il reste, ils passent leur temps à se brailler dessus et finalement, on est bien contents quand ils se font déchiqueter. Et si le twist final pourrait être intéressant, il est très mal amené et très mal exploité.

Bref, "Rec2", c'est bien si vous voulez vous faire une soirée films d'horreur avec vos amis, sans être trop attentifs mais pour vous marrer un peu quand même, sinon passez votre chemin, c'est sans grand intérêt.
(Mais par contre, regardez "L'Orphelinat" si vous en avez l'occasion, ça joue pas du tout dans la même catégorie, et c'est vraiment bien.)

Alice au Pays des Merveilles de Tim Burton




Un nouveau Tim Burton pour moi, c'est un peu comme un cadeau de Noël en avance. Je me renseigne d'abord, j'essaie de deviner ce qu'il va contenir selon les acteurs et l'histoire des mois à l'avance, j'ai les yeux qui s'illuminent et les jambes qui frétillent d'impatience quand la date de sortie approche et quand je le vois, c'est l'extase totale. Pourtant, dès la bande-annonce d'"Alice au Pays des Merveilles", j'avais un doute. Déjà, c'est produit par Disney. Disney c'est bien pour les dessins animés mais pour un vrai film, c'est déjà moins alléchant (Hormis "L'étrange Noël de Mr Jack" bien sûr, je connais mes classiques, ne ruez pas direct dans les brancards). Mais bon, Lewis Carroll et Tim Burton, même combat, une imagination hors du commun au service de la population alors finalement, y'avait de quoi être tenté quand même. Pleine de bonnes intentions, je suis venue, j'ai vu et j'suis repartie déçue et en colère. (OUAIS CARREMENT, j'suis un peu extrême comme fille)

Même si ça me fait mal au plus profond de moi, il faut le reconnaitre, ce film n'est pas un film, c'est un gâchis sans fin. Un gâchis de la matière du scénario, l'original de Lewis Carroll et un gâchis du talent infini de Burton.

Alice à aujourd'hui 19 ans et se sent enfermée dans une société de normes qui ne lui correspond pas (snif snif la pauvre). Elle retourne alors dans le monde fantastique qu'elle avait visité lorsqu'elle était une petite fille et va devoir accomplir son destin: mettre fin au terrible règne de la Reine Rouge.
Jusqu'ici tout va bien. On pense même que tout le génie de Tim Burton a trouvé la matière qui lui correspondait le plus pour travailler mais niet, pas de ça mes jolis.

La première heure de film est chiante comme la pluie. On suit Alice qui est de retour au Pays Merveilleux, wouhou, que d'action! En somme, il ne se passe strictement rien. Si encore on se laissait entrainer par les décors, mais là aussi il y a un hic: c'est moche. Nan franchement, c'est pas de la mauvaise volonté, j'ai adoré la forêt gothique dans "Sleepy Hollow", j'ai applaudi aux décors lumineux de "Big Fish", j'ai même aimé la cascade de chocolat dans "Charlie et la chocolaterie" alors que beaucoup l'ont jugée affreuse mais là, non, c'est non. Les couleurs sont plus fades tu meurs, tous les décors ou presque sont faits avec des effets spéciaux (il faut rentabiliser le fond vert les gars!).

En même temps, en parlant de fade, c'est le meilleur adjectif qu'on puisse trouver pour décrire l'interprétation de Mia Wasikowska, qui interprète Alice. Plus inexpressive tu meurs, j'avais envie de lui coller une belle paire de claques pour qu'elle se réveille un peu. Même en Jeanne D'Arc (ah ouais, c'est pas ça la référence? Autant pour moi) qui combat le dragon, elle est loin d'être crédible. Anne Hathaway, n'en parlons pas, elle a autant de grâce qu'une pintade et peut elle aussi concourir à "Qui est la plus niaise du film?".
Il ne reste que Johnny Depp et Helena Bonham Carter pour relever le niveau mais ils font ce qu'ils peuvent et même eux restent bien ternes au milieu de cette débacle. (Et c'est quoi cette danse du Chapelier à la fin? C'est loin d'être drôle, c'est juste affligeant.)

Quant à la BO, c'est un Danny Elfman en petite forme que l'on retrouve ici. Bon, ça reste Danny Elfman alors je le respecte quoiqu'il fasse, je l'aimerai toujours depuis la BO des "Noces Funèbres" mais il manque quelque chose, LE truc qui fait qu'on garde la musique du film dans la tête longtemps après être sorti de la salle.
En plus, Disney, ils sont forts pour plomber ENCORE PLUS un film. Non contents d'avoir organisé un gâchis de talent pareil (Oui parce que à la base Burton + Depp + Elfman = Ma Sainte Trinité, alors C'EST DECHIRANT, OUI MESSIEURS DAMES et non, je n'en fais pas trop), ils enfoncent le clou en mettant AVRIL LAVIGNE en générique de fin. Oh eh oh eh capitaine abandonné, arrêtez le massacre!


Le seul VRAI bon point que j'ai trouvé, c'est les costumes. Ah là, rien à dire. Ils sont sublimes, comme d'habitude, autant les différentes robes d'Alice que celle de la Reine de Coeur ou le costume... Très coloré du Chapelier.


Bref, si vous ne voulez pas avoir le coeur brisé par un gâchage (oui ça se dit) de talent pareil, n'allez pas voir ce film. C'est plat, moche, sans intérêt ou alors si vraiment vous vous dites que c'est quand même un Tim Burton, qu'il faut le voir contre vents et marées, allez-y mais ne payez pas la 3D. Aucune utilité de tout le film, si ce n'est peut-être pendant les 10 dernières minutes.
Une énorme déception, qui apporte beaucoup de questions sur un réalisateur de génie, qui se considère comme hors-norme mais qui au final rentre de plus en plus dans le rang. Et d'ailleurs, c'est l'année où celui-ci sort son film le plus ordinaire qu'il est nommé président du jury du Festival de Cannes, le festival le plus coincé qui existe, c'est bien connu.
Tim Burton rentre dans les normes et ça fait mal, très mal. En espérant qu'il s'en rendra vite compte et qu'il remonte cette mauvaise pente dans ses films à venir. Mais rien n'est moins sûr.