dimanche 30 mai 2010

Prince of Persia: Les Sables du Temps de Mike Newell



Navet du jour, bonjour! C'est bientôt l'été et donc c'est le début des grosses productions lamentables en tout point de vue, ça tombe bien, ça donne de la matière aux critiques mais en même temps, il y a de quoi desespérer sévère.

Le mythe gâché cette semaine par les studios Hollywoodiens, c'est "Prince of Persia", alias LE jeu vidéo des années 90, celui qui rend fou tellement il est impossible à finir (en tout cas pour le premier, j'ai pas testé les autres.). Mais si, vous connaissez! Le sultan a été assassiné et le grand visir, Jaffar (tiens, ça me rappelle quelqu'un avec un seul F) détient la princesse prisonnière. Vous êtes le prince, le fiancé de la princesse (sans déc?) et vous avez une heure pour la sauver, sinon, elle mourra.
Un véritable casse-tête, décliné par la suite en plusieurs jeux vidéos, les derniers sur Xbox360 et autres PS3.

C'était à se demander pourquoi les studios Disney ne l'avait pas adapté avant! C'est pourtant l'idée géniale pour gagner un paquet de fric à coup sûr! Mais bien sûr, on ne peut pas confier ce projet gigantesque de plus de 150 millions de dollars à n'importe qui, alors c'est Mike Newell qui a été nommé réalisateur.

LOLILOL MEGATEUF les enfants, on met au poste un homme qui nous a pondu "Quatre mariages et un enterrement" et une adaptation très moyenne d'un Harry Potter, à savoir, "HP et la Coupe de Feu". La catastrophe était clairement annoncée, mais comme cela ne suffisait pas, on engage des acteurs beaux gosses, absolument pas crédibles, mais qui attireront le kéké moyen, et comme ils n'ont pas une seule goutte de sang arabe dans les veines, on leur colle des fausses moustaches et des turbans pour cacher le désastre.
Si la trilogie "Pirates des Caraïbes", également produite par Jerry Bruckheimer, était portée par l'inventivité du jeu de Johnny Depp, Jake Gyllenhaal, qui joue ici le rôle du héros bellatre, n'apporte strictement rien au film, avec son charisme aussi fort que celui d'une huitre. Quant à Gemma Arterton, heureusement qu'elle porte des tenues transparentes et moulantes pour la gente masculine, parce que sinon dans le rôle chieuse-potiche, elle est au premier plan (Tiens, ça me rappelle Maggie Grace, Shannon dans Lost). Alfred Molina est bien le seul à être au-dessus du lot, mais ses trois blagues du film ne suffisent pas à remonter le niveau général.

Un scénario creux comme on en fait peu qui tient en une ligne (il faut retourner en arrière dans le temps grâce à une dague pour laver son honneur), une réalisation au-delà du ridicule, où chaque moment plat (et il y en a beaucoup) est remplacé par des batailles complétement injustifiées et mal filmées, pour la plupart en plan large, pour ne pas montrer que cette grande saucisse de Gyllenhaal ne fait pas lui-même ses cascades, le film est chiant comme la pluie, et même quand on perd certains personnages en cours de route, on s'en fiche royalement tellement on est pressé que ça se termine!

Que dire de plus, mis à part, de ne pas aller voir ce navet, sinon ça encouragera les studios à se foutre encore plus de notre gueule! Mais vu les résultats du Box Office, on est plutôt mal barré!

De toute façon, le pire est encore à venir... On parle de deux suites... A moins que ce soit annulé suite à un grain de sable dans l'engrenage (mouarf mouarf, elle était facile).

vendredi 14 mai 2010

Les Griffes de la Nuit de Samuel Bayer




SORTEZ LES TAMBOURS LES ENFANTS, j'ai une annonce à vous faire: LE NOUVEAU MASSACRE DE FILM DE GENRE SIGNE MICHAEL BAY EST SORTI.

Bon ok, je l'ai pas encore vu, j'avoue, j'attends d'avoir le temps d'aller au ciné pour ça (sûrement demain) mais je tenais à vous prévenir pour que vous soyez prêts. Oui, car ça ne lui suffisait pas au petit Michael d'avoir massacré "Massacre à la tronçonneuse" (HAHA BLAGUE) ou "Vendredi 13", il fallait encore plus gâcher une franchise! Il a choisi Freddy, et ça me désole parce que je pense que dans tous les boogeymen que j'ai rencontré dans ma vie (on prend un café tous ensemble le dimanche après-midi en fait), c'est mon préféré, mon chouchou si vous voulez.

Freddy, il a une histoire pas comme les autres (et pas du tout celle d'un pauvre jardinier pédophile comme dans le remake): sa mère était soeur dans un asile psychiatrique et a un jour été enfermée dans une salle par erreur = elle s'est faite violée par tous les malades présents, est tombée enceinte et est morte en couches (CHOUETTE DEPART DANS LA VIE). Le petit Freddy est par la suite rejeté par ses camarades de classe, son père adoptif le bat, du coup, il y va pas par quatre chemins et en fait sa première victime. Par la suite, il devient à peu près normal, je dis bien à peu près: il se marie, a une jolie fille, mais l'une de ses occupations favorites est de tuer des enfants dans une chaufferie abandonnée (on fait ce qu'on peut pour s'amuser hein). Un jour, sa femme le découvre, il l'étrangle devant leur fille (pourquoi pas) et se fait choper. Sauf que un problème avec les papiers du jugement le fait libérer, le bougre rentre chez lui où les parents de la ville l'attendent. Ils le balancent dans la chaufferie à laquelle ils mettent le feu. Hélas, l'ami trouve le moyen de revenir dans les rêves des enfants de ceux qui l'ont défiguré pour les faire souffrir à leur tour.

Bon j'avoue, comme ça, c'est pas la super marrade mais l'Homme est ultra ironique et même si dans le premier (1984) il m'a un peu faite flipper (en plus, il bute Johnny Depp quoi), toutes les suites démontrent que le personnage est super fun (n'appelez pas la police, je vous explique). Il est ultra ironique et blasé, et puis il faut le dire, il a des façons de tuer super originales qui font qu'en fait, on regarde le film juste pour savoir comment il va finir par achever les pauvres "teenagers" et les phrases cultes qui fusent. Perso, ma "mort préférée" c'est la fille qui rêve de passer à la télé et qui finit la tête encastrée dans sa propre télévision bien pourrave (un truc qui pourrait m'arriver, tiens)(j'suis un peu conne alors j'arrive pas à poster les liens dans mes articles mais vous pouvez retrouver ce moment dans l'article de Mandy Reeks sur son blog "Blood, Guts and Bones", dans ma liste de blogs).

Bref, Freddy utilise souvent les phobies des gens pour les tuer mais les vieux effets spéciaux et ses gags le rendent fun alors moi je le défends de toute mon âme, parce qu'après tout, faut choisir, c'est soit on a des tueurs qui me donnent envie de me cacher sous ma couette comme Michael Myers, qui adore jaillir des placards quand on s'y attend pas avec un masque blanc sur la face, soit on a des ptits rigolos comme Freddy qui donnent envie d'être leur copain un peu (PARCE QUE FAUT QUI ME SOIGNE).

Mais d'après la bande-annonce du remake, on peut s'attendre au pire, genre "on fait sursauter les gens parce que c'est marrant" et "on fait le remake de "La Cité de la peur" avec des griffes qui frottent sur les tuyaux, hihi, on va se faire plein de fric, Michael, tu es un génie!".

En résumé: attendons-nous au pire...

(Oui cet article est long, il blablate mais c'est quand même de Freddy dont on parle là, j'déconne pas avec ce sujet-là, il me tient à coeur) (3615cinglée)


Bon j'ai enfin vu le film (c'est pas trop tôt pourra-t-on dire) et ma foi ce qu'on peut en dire, c'est euh... Pas grand chose. Les personnages luttent pour ne pas s'endormir? Ah ben nous aussi, ça tombe bien, on est dans la même galère. Le film est lent, les "sursauts" prévisibles, on se fait avoir une fois, voir deux, mais après faut pas déconner, les acteurs sont assez lamentables, même si c'est assez appréciable de voir le Emmet de Twilight se faire tuer par Freddy (qu'on devrait rajouter à la saga, ça mettrait de l'action)ou Katie Cassidy version blonde, qui malgré tous les films d'horreur où elle a joué, arrive encore à ne pas être crédible. Quant à Jackie Earle Haley, qui remplace le légendaire Robert Englund, il n'est pas ultra mauvais, mais avec sa pâte à crêpes collée sur la face, il est tout de suite moins effrayant.
Le scénario est risible et puis tout à coup, à quinze minutes de la fin, O MIRACLE, on trouve enfin ce qu'on était allé chercher: un peu d'histoire et d'action, un climat assez dérangeant, même très glauque, la Nancy qui se réveille (haha, blague facile, je le concède) et qui accepte la fight avec Sieur Freddy, qui d'ailleurs nous sort une ou deux répliques qui peuvent rester dans les mémoires et ça, ça m'a fait plaiz, merci m'sieurs-dames, on peut fermer la boutique.
Ah si, la toute fin, prévisible à 10km, mais là, j'ai adoré, c'est bien la seule micro-seconde (?) du film où j'me suis bien marrée, DONC je ne peux pas que cracher sur le remake à cause de ce moment (Oui, je ne suis pas si difficile que ça à contenter en fin de compte et j'avoue aussi avoir eu un petit intérêt pour Kyle Gallner, Quentin dans le film, le copain d'la vieille Nancy, mais cela n'est pas très pertinent. En plus il a un gros double menton alors que le reste de son corps est bien proportionné, si quelqu'un pouvait analyser le phénomène, ce serait cool.)

Loin de la réussite d' "Halloween" remaké (?) par Rob Zombie, "Les Griffes de la Nuit" reste quand même supérieur à certaines bousasses intergalactiques faites ces dernières années comme "Le Beau-Père" ou "Prom Night" (alors celui-là a la palme) grâce à son final un tant soit peu intéressant.
Hélas, ce sursaut se produit beaucoup trop tard, et au moment où l'action commence, tout le monde est déjà endormi devant son écran...
Le comble pour un film dont l'un des thèmes principaux est l'insomnie!

lundi 3 mai 2010

Iron Man 2 de Jon Favreau


(AFFICHE MOCHE, affiche moche, QUI VEUT UNE AFFICHE MOCHE?)


Cet Iron Man 2 nous permet de conclure la chose suivante: n'est pas Sam Raimi qui veut. Sam Raimi, pour ceux du rang du fond qui ne suivent pas l'actualité super-héros cinématographique, c'est le réalisateur de films qui m'ont donné envie de m'enfermer dans une chambre blindée recouverte de posters de Minnie pour évacuer la peur comme "Jusqu'en Enfer" et surtout la trilogie "Evil Dead" MAIS QUI a aussi suscité l'étonnement général lorsqu'il a réalisé la trilogie des Spiderman. "Spiderman 2", a été l'exemple type de la suite meilleure que le premier volet, fait très rare au cinéma ET ENCORE PLUS lorsqu'on s'attaque aux super-héros.

Eh ben "Iron Man 2", ça se voulait du même accabit (d'où sort cette expression? Même moi je ne le sais pas). On nous promettait de l'action badass, de l'amourette, du Robert Downey Jr torse nu ET drôle et du Scarlett Johansson en combi de cuir moulante, avec un poil de psychologie et un respect de l'oeuvre originale.

Miam Miam Miam j'avais envie de dire. "Iron Man", c'est un peu mon guilty pleasure. C'est un énorme blockbuster américain, c'est bourré de fric et d'effets spéciaux mais je sais pas pourquoi, j'adore quand même (bon, ok, Robert Downey Jr y est sûrement pour quelque chose) et j'étais fort jouasse à l'idée d'aller voir le second volet.

Que dire si ce n'est une petite (Grande?) déception.

La plus grande erreur à ne pas reproduire était l'absence de réel scénario. Dans le premier, on assistait à la naissance du mythe, c'était funky mais on avait quand même le droit d'attendre enfin des gros combats dans le deuxième, combats psychologiques ET physiques.
La catégorie psychologique pour la maladie qui touche Tony (ROB, MARRY ME)et son refus de donner au gouvernement des Etats-Unis les secrets de son armure, et la catégorie physique pour son nouvel adversaire, Whiplash (Mickey Rourke). Toujours épaulé par la fidèle Pepper Pots (Gwyneth Paltrow), Stark se trouvera de nouveaux alliés avec Nick Fury (Samuel L. Jackson) et Natasha Romanoff (Scarlett Johansson).

Cependant on peut toujours autant reprocher à Favreau son manque de rigueur au niveau du scénario. Les différentes intrigues sont toujours aussi simplistes et si le premier volet masquait ce point faible par des scènes d'action mémorables et un Robert Downey Jr au sommet de sa forme, le deuxième volet pèche dans cette dynamique. Le film est très long à démarrer, même peut-être trop. Au bout de vingt minutes, on se dit que ce n'est que le début, que l'action doit se mettre en place. Une petite scène de course automobile, deux voitures explosées et? Et rien.
S'ensuit une loooongue introspection du héros, qui va peut-être mourir, oulala, ma foi c'est inquiétant, qui se saoule pour oublier, et qui finit par se battre avec son copain dans deux armures High-Tech.

Bon, quand est-ce que le film commence?

Heureusement pour Favreau (et pour nous d'ailleurs), justement, le film commence après ça. Il aura quand même fallu une heure avant l'action, la vraie, et un Stark en grande forme.
Si je devais baser ma critique sur cette deuxième partie, je dirais que l'on retrouve tout ce qui faisait le succès du premier film: des scènes de combat bourrées d'effets spéciaux même si elles sont plus rares que dans le précédent, de l'humour, un Robert Downey Jr qui cabotine à nouveau dans ses petits débardeurs moulants (qui me donnent envie d'arracher mes vêtements dès que je les aperçois) et tout est bien qui finit bien.
Mais hélas, cette première partie, je dis non. NOOOOOOOOOON.

Je le répète, n'est pas Sam Raimi qui veut. Favreau peut nous livrer une adaptation parfaite, à la fois pleine d'action et d'humour, mais si son idée d'introspection du héros était bonne, on ne retrouve pas le talent impliqué dans "Spiderman 2" et le rythme s'en ressent énormément durant la première heure de film.

"Iron Man 2" est donc un bon divertissement, on a déjà vu bien pire (Tadaaa: "Les 4 Fantastiques") et mérite quand même le déplacement pour sa deuxième partie, pour ses clins d'oeil répétés au monde des comics, ainsi que pour l'interprétation de Robert Downey Jr, spécialiste des rôles narcissiques et décadents, et pour les quelques cascades de Scarlett Johansson (dont beaucoup ont été coupées au montage, ce qui est bien dommage, étant donné que la donzelle les a effectuées elle-même).

En espérant que Favreau saura renouveler son genre et son action dans le troisième volet (car troisième volet il y aura).

mardi 27 avril 2010

"Kick-Ass" de Matthew Vaughn



AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH ALORS LA MAIS ALORS LA LES AMIS, c'est plus beau que la naissance de mes enfants! ENFIN UN FILM DE GEEKS POUR DES GEEKS, RE-U-SSI!
Allez je ne mâche pas mes mots: drôlissime, explosif, plus badass tu meurs, j'ose même dire JOUISSIF, voilà l'un des films que j'attendais le plus depuis quelques temps et comme je l'avais bien pressenti, je n'ai pas DU TOUT été déçue! Pour moi, avec "Les Chèvres du Pentagone", c'est le meilleur film que j'ai vu depuis le début de l'année! Et ouais, paf dans les dents!

Bon passons mes exclamations fanatiques, c'est parti pour le résumé.

Dave Lizewski (Aaron Johnson) est un fan de comics et plus particulièrement de super héros. Décidé à vivre son obsession jusqu'au bout, il se fabrique un costume, se crée un nom "Kick-Ass" ("Botteur de culs" en français svp)et part en chasse contre le crime. Sauf que... Il n'a aucun superpouvoir et se retrouve entraîné malgré lui dans les règlements de compte de la mafia New Yorkaise. Mais Kick-Ass n'est pas le seul super héros en ville et sera bientôt épaulé par Hit Girl (Chloe Grace Moretz), une jolie fillette de... 11 ans et de son père, Big Daddy (Nicolas Cage), ainsi que par Red Mist, pour lutter contre le parrain local, Frank D'Amico (Mark Strong, MAIS SI vous le connaissez, c'est le Lord Blackwood de "Sherlock Holmes". Il a décidément une tête à jouer un "méchant", lui.).


(Je vais essayer de calmer mes ardeurs pour vous donner de bons arguments.)

D'abord, "Kick-Ass" est inclassable et c'est ce qui fait le charme du film. On y trouve de tout: de la grosse comédie pour ados, du film de super-héros (SANS DEC?), de la parodie de films de super héros (la voix off qui rappelle bien évidemment celle de Peter Parker dans les Spiderman de Sam Raimi), de la violence à la Tarantino (Une petit écolière toute mignonne qui trucide tout le monde sans frissonner, ça ne vous dit rien? Même pas si je vous cite "Gogo Yubari"? Mouais bon j'avoue que là, je vous aide pas mais regardez "Kill Bill" et vous verrez la bête), et un poil de romance guimauve, c'est un tout qui séduit à tous les coups.

Les personnages sont attachants, car ils sont comme nous au final.
Oubliez l'araignée mutante ou la pierre radioactive, ils n'ont aucun pouvoir donc ils sont vulnérables. Et cela change directement l'implication émotionnelle du spectateur. On s'imagine parfaitement à leur place (d'ailleurs, en sortant de la salle, j'étais prête à mettre une perruque violette et à jouer avec des couteaux, en faisant des cascades de dingue, mais je me suis rappelée qu'il y avait des examens deux jours après et ma raison est revenue petit à petit. En plus je sais même pas faire la roue alors imaginez le potentiel).
Le personnage de Dave est au début pathétique, dans ses échecs pour séduire la fille de ses rêves et dans ceux de combattre le crime sans aucun entraînement ni pouvoir mais on est par la suite bien impressionné par son courage (si si, attendez la fin, bande de mauvaises langues). D'ailleurs, sa difficile histoire de conquête amoureuse est un peu le point faible du film, qui tombe de temps en temps dans la comédie romantique pour ados alors que tout ce qu'attend le spectateur c'est de l'action, des meurtres et du sang (SI, AVOUEZ LE).

Si le personnage de Dave est parfois un brin mollasson (attention, je ne dis pas qu'il est naze hein, j'suis même tombée un peu in love, il faut le dire), les personnages secondaires sont toujours là pour redonner du rythme au film.
Jamais, JE DIS BIEN "JAMAIS", je n'avais aimé une interprétation de Nicolas Cage, qui est pour moi l'un des plus gros ringards hollywoodiens qu'on ait vu ces dernières années, eh bien il faut croire que le rôle d'un père complètement cinglé, en faux costume de Batman, lui va sur mesure (en plus il a enfin trouvé une utilité à sa coiffure et à sa moustache affligeantes)! Lui et sa fille, Hit Girl sont les personnages les plus drôles du film. Imaginez un père qui offre des couteaux de combat à sa fille pour son anniversaire et qui lui tire dessus pour qu'elle sente l'effet d'un gilet pare-balle et vous aurez la relation la plus déjantée qu'on ait vu entre un père et sa fille.

Mais le succès du film ne repose pas uniquement sur les personnages. La mise en scène et le jeu des couleurs, flashy au possible pour nous rappeler l'esthétique des comics, sont parfaitement maîtrisés. Les scènes de combat sont génialement orchestrée, particulièrement celle de la fusillade entre Hit Girl et les mafiosos (dans le noir complet s'il vous plait) où elle se sert d'un flash pour les aveugler (les meilleures scènes sont les siennes de toute façon, c'est devenu mon idole cette petite).

Et que dire de la bande originale? Mika, The Prodigy, The Dickies ET MEME du Ennio Morricone! Une fille de onze ans tire sur tout ce qui bouge et le fond sonore est "Bad reputation" à fond les manettes? Why not!

Aucun tabou, un humour trash et décalé qui ne laisse aucun répit, une esthétique colorée, pop à souhait et des personnages attachants et définitivement cinglés, que demander de plus? "Kick-Ass" est une réussite dans tous les points et la fin peut même laisser présager une suite (si le genre reste le même, JE DIS OUI, OUI ET TROIS FOIS OUI).

Mais chut, je vous laisse aller voir ce petit bijou par vous-même, je pars m'acheter le comic et une combinaison de plongée fluo pour lutter contre le crime.

lundi 26 avril 2010

New York, I love you



Vous avez vu "Paris, je t'aime"? (Je dis "vous", parce que je ne l'ai pas vu et que du coup je suis oppressée de vous en parler sans le connaitre. Ouais oppressée carrément) Ici, même concept, mais à New York. Plusieurs réalisateurs reconnus dont Yvan Attal et Fatih Akin, qui regroupent des courts-métrages ayant pour thème l'amour, dans une grande ville du monde. On parle de Shanghaï ou de Rio pour le prochain (quand une franchise rapporte de l'argent, pourquoi s'arrêter?).

Il est assez difficile d'en parler longuement, parce qu'il faudrait s'appuyer sur chaque court-métrage, sur le choix des acteurs et des lieux de tournage (New York = Uniquement Manhattan? J'étais pas au courant), ce qui serait beaucoup trop long, et particulièrement ennuyeux pour ceux qui ne l'ont pas vu. Je m'en tiendrai alors uniquement à un jugement global, pour éviter les détails inutiles.

Le film est inégal, certes, mais avec plusieurs réalisateurs et des histoires différentes, il est difficile de garder une certaine constance en les reliant. Les histoires sont pour le plus souvent drôles ou touchantes, on s'attache facilement aux différents personnages, même s'il est frustrant de ne pas savoir la suite, ce qu'il arrive après la rencontre, la soirée ou le mariage.

Il est encore plus facile de s'y intéresser lorsque le casting est composé des acteurs sexy du moment. Il y en a pour tout le monde: Bradley Cooper (huuuum), Hayden Christensen (VIN DE DIOU, avec un petit chapeau en plus) et Orlando Bloom (qui a enfin abandonné le look 12 ans pré-pubère) d'un côté, Rachel Bilson, Nathalie Portman et Blake Lively de l'autre (ON VOIT LEURS SEINS! ... Nan j'déconne).

C'est d'ailleurs le problème du film en globalité. Tout est un peu trop propre. Certes c'est beau l'amour, les acteurs sont beaux, ils se comportent bien, tout est bien qui finit bien, OUI MAIS voilà, la réalité de New York est-elle vraiment celle-là?

La photographie pourtant magnifique et les histoires plus touchantes et attendrissantes les unes que les autres sont à la fois une qualité et un défaut ici.
"New York I love you" reste cependant un bon film, où le spectateur s'amuse à reconnaitre les différents acteurs et réalisateurs, tout en se prenant au jeu des différents personnages et de leurs histoires.

Une parenthèse joliment orchestrée dans un monde empli de médiocrité cinématographique et de pessimisme (Ah comment j'parle trop bien.).

"Les Aventures Extraordinaires d'Adèle Blanc-Sec" de Luc Besson




Il faut l'avouer, lorsqu'on fait des critiques de cinéma, un film de Luc Besson est une réjouissance. Non pas pour le côté artistique, l'originalité de la mise en scène et les dialogues savoureux, mais pour la médiocrité dont il fait preuve actuellement.
Alors oui, on peut toujours dire que les gens qui critiquent Besson sont des bobos parisiens contre le cinéma populaire, mais honnêtement, cinéma populaire ou pas, il faut quand même qu'il y ait quelque chose, une étincelle, un intérêt qu'aucun de ses films récents ne suscite (L'excuse "c'est un film pour enfants" n'est bien évidemment pas acceptée. FAUT PAS DECONNER HEIN. => T'as vu, t'as vu comment j'peux être impressionnante dans mes coups de gueule?).

Que dire alors des "Aventures Extraordinaires d'Adèle Blanc-Sec"? Pas grand chose, mis à part qu'elles ne sont absolument pas extraordinaires.
Adapté de l'héroïne de BD de Tardi, les rumeurs concernant le scénario et les acteurs étaient tout de même alléchantes. Le budget aussi. Même la bande-annonce d'ailleurs! Certes, c'est une bande-annonce type blockbuster hollywoodien, avec des trucs qui explosent, de la musique qui vous percent les tympans et toute l'action du film en deux minutes top chrono, MAIS il restait quand même des extraits quelques peu intéressants.

En fait, Besson aurait mieux fait de faire de son film une bande-annonce. Pas besoin d'un aussi gros budget, pas besoin de réel scénario, pas besoin d'effets spéciaux lamentables et pas besoin de faire jouer à ses acteurs un jeu forcé au possible.
En deux minutes trente, c'était fini, on en avait pour nos mirettes et on repartait content.

Car ici, l'idée de film est séduisante, la trame est toute trouvée, et pourtant, il n'y a AUCUN scénario. Les scènes s'enchainent comme si on les avait déjà découpées pour le dvd, on nous présente des personnages que l'on perd rapidement au cours de route, alors qu'ils mériteraient largement d'être développés. AH PARDON, serait-ce pour une possible suite? Histoire de gâcher toute la franchise, autant le faire jusqu'au bout!
Tiens, en parlant des personnages, on a du mal à faire plus cliché: le chasseur de fauve (au maquillage ridicule par ailleurs, POURQUOI O JEAN-PAUL ROUVE, POURQUOI), le policier qui a faim à longueur de journée, l'amoureux transi (sehr choupi d'ailleurs), le méchant aux dents pourries, tous les personnages portent une étiquette et n'ont aucune évolution de tout le film. Je sais bien que les enfants sont stupides, ils ont besoin qu'on leur mette des panneaux lumineux sur les personnages pour les reconnaitre, mais point trop n'en faut (Oui ça se dit). (Et ne soyez pas scandalisés par mes propos, c'est EVIDENT que c'est ce que le "réalisateur" s'est dit)
Adèle Blanc-Sec, quant à elle, (j'hésite à vraiment juger la performance de Louise Bourgoin pour le personnage, n'ayant jamais lu la BD,) mais il faut le dire, elle est exaspérante. Je sais bien que le personnage d'Adèle Blanc-Sec est pète-sec (haha), mais c'est tout de même pas la marchande de poisson du village! Si le caractère prétentieux et méprisant du personnage est sympathique au départ, on est vite lassé par le jeu forcé et les mimiques ridicules. Les seules scènes émouvantes sont celles avec sa jeune soeur dans le coma, qu'elle essaie de sauver par tous les moyens, y compris avec l'aide d'un physicien, qui, en s'entrainant à réveiller les morts, réveille un ptérodactyle, qui sémera la panique dans tout Paris.

Pendant ce temps, la belle Adèle (soyez réjouis les gars, vous verrez Louise Bourgoin nue dans son bain, wouhou!) se la joue Indiana Jones en Egypte pour récupérer la momie d'un médecin de Ramsés II pour la rescusciter et sauver sa soeur. Vous suivez toujours?
En voulant installer un rythme, Besson se perd dans les nombreuses possibilités qu'offrait la BD. Et cela se ressent encore plus dans le soin accordé dans les effets spéciaux. Pas une seule seconde on ne croit au ptérodactyle et aux momies. Tout est baclé, aucune esthétique, c'est moche, tout simplement. Rien à dire de plus.

Il reste alors certains décors de Paris qui sont véritablement magnifiques (Le Sacré Coeur entouré de champs et de moulins, un musée du Louvres bien évidemment sans pyramide...) et les costumes (si on enlève les maquillages immondes de nombreux acteurs).

"Les aventures extraordinaires d'Adèle Blanc-Sec" est un divertissement, qu'on ne peut pas qualifier de bon, ni de mauvais, il n'endort pas et peut susciter un petit intérêt, mais ce n'est toujours pas avec ce film que Besson remontera dans les estimes des critiques. Mais bon tant que les spectateurs suivent...


(Ah si, il aura réussi au moins une chose: me donner envie de lire la BD pour voir à quel point elle est mieux réussie que le film! Et c'est déjà pas si mal venant de lui!)