mardi 21 septembre 2010

The Town de Ben Affleck



Une bande-annonce alléchante, des beaux acteurs célèbres, un quartier de banlieue Américaine, on avait le droit d'avoir de l'espoir pour "The Town". Après tout, c'est pas parce que Ben Affleck a joué dans "Daredevil" qu'il faut lui jeter des cailloux tout en lui crachant dessus. Et la critique a été plutôt généreuse, puisque partout, ce film est classé 4, 5 étoiles, un vrai chef d'oeuvre, une film de braquage monumental, un film d'action social.
Lolilol Mégateuf, laissez-moi rire.
HAHAHAHAHAHAHAHAHAHA.
Hum, voilà, merci.


Doug McRay est un méchant garçon, parce qu'il est né dans une banlieue où on a pas d'argent (Pause pour vous laisser prendre un mouchoir). Du coup, pour mettre du beurre dans les épinards (et une expression de casée, une!), il fait partie d'un gang qui n'a pas peur de dévaliser les banques, puisqu'ils se font jamais choper, c'est pas des losers, eux: y'en a même qui ont des tatouages. Eh ouais, même pas peur. Hélas, voilà qu'un beau jour, après avoir pris en otage la directrice d'une banque pendant un de leurs casses, le bellâtre s'éprend d'elle. Après avoir été relachée, la gente damoiselle a peur qu'ils la retrouvent, mais heureusement, elle rencontre un charmant jeune homme, qui s'appelle Doug (Haaaaan, BON SANG MAIS C'EST BIEN SUR!). Et leur romance finira dans la peur et le sang (oui, j'ai déjà utilisé ça dans ma critique de "Twelve" et alors?).



"QUOI? Tu as braqué la banque habillé en bonne soeur? Tu me réciteras un Pater et deux Ave pour la peine."

Après avoir vu le film, on ne peut pas nier la bonne volonté de Ben Affleck pour redorer le blason de son quartier. Les deux citations montrent la fierté des habitants pour ce coin où la pauvreté se mêle avec la violence suite aux énormes différences sociales.
Ainsi, même si le début du scénario est classique pour un film de braquage, on sent qu'un déclic pourrait se produire, quelque chose qui nous permettrait de mettre ce gang de côté, pour entrer dans le véritable message d'Affleck. Oui, ces hommes se décident à voler, mais ils ne le font pas uniquement pour eux, ils le font aussi pour résoudre leurs différents problèmes familiaux. La première partie, basée sur le pourquoi du comment des personnages, n'est pas si mal réussie, mais elle pâtit (comment jparle trop bien) d'une seconde partie complétement inégale et lamentable, qui réunit tous les clichés du films de gangsters en une heure de temps.

L'ex-petite amie prostituée pour gagner de quoi nourrir sa fille, le meilleur ami violent, la jeune fille en fleur qui va révéler au méchant braqueur qu'en fait, il est gentil et les méchants policiers qui veulent arrêter le méchant braqueur alors qu'en fait, il a un coeur gros comme ça, ça donnerait presque la larme à l'oeil.
A force d'ajouter des clichés, le film se perd dans les personnages creux, non développés, et donc forcément, inintéressants.

Ce n'est pas que les acteurs sont mauvais (bon, en fait pour certains, si), on ressent la volonté de bien faire, mais c'est pas ça. Et on s'ennuie. Le seul personnage qui est intéressant est celui de Blake Lively, qui joue l'ex-copine. La demoiselle montre qu'elle n'est pas faite que pour jouer dans les séries pour ados, mais on la voit trop peu pour se faire une idée plus large. Les autres vont de la miévrerie (Rebecca Hall, qui était pourtant magnifique dans "Vicky Cristina Barcelona") à l'exagération totale (Jeremy Renner, qui est un vrai méchant, GRRRR).


Au final, c'est long. Très long. Trop long. Et si l'on pensait avoir le droit à un combat épique entre les gangsters et les policiers sur la fin, c'est rapé aussi. Et si l'on pensait que la fin allait être tragique, c'est encore rapé. Il faut satisfaire tout le monde, alors on a le droit à un remake de Robin des Bois à l'eau de rose.

The Town, un film magistral, bouleversant? Loin de là.

Au prix du cinéma aujourd'hui, allez plutôt revoir (ou voir, pour le rang du fond qui n'a pas compris qu'il avait à faire à un vrai chef d'oeuvre) "Inception" ou allez vous éclater en allant voir "Piranha 3D". C'est tout.

mardi 14 septembre 2010

Twelve de Joel Schumacher




On a dit beaucoup de mal du nouveau film de Schumacher (pas le pilote de formule 1, hein, MOUARF MOUARF). Etonnant quand on sait qu'il a réalisé "Phone Game" et plus récemment, "Le Nombre 23".
Pourtant après avoir vu la bande-annonce, on pouvait s'attendre au film de la jeunesse dorée typique MAIS avec du suspense et du fond. Hélas, il faut bien le reconnaitre, si le film comportait une base solide, issue d'un roman de Nick McDonnell, son adaptation est en partie un échec.


" Des adolescents riches et désabusés, des fêtes sans joie, des parents absents, un peu de dope pour le grand frisson et parmi eux, White Mike, jeune dealer qui vient de quitter son école privée de l'Upper East Side à New York."
(NON MAIS CA VOUS RAPPELLE RIEN CA quand on sait que le personnage principal est joué par Chace Crawford, Nate dans la série Gossip Girl?)
White Mike pourrait faire penser qu'il est blanc comme neige (HAHA "WHITE Mike", BLANC comme neige, c'est la grosse marade aujourd'hui, dis donc), car il ne boit pas, ne se drogue pas, ne va même pas dans les fêtes, sauf pour vendre sa nouvelle drogue, la Twelve, un mélange d'ectasy et de cocaïne. Pourtant, le jour où Charlie, son cousin, est assassiné, les événements vont se multiplier et se terminer lors d'un anniversaire, dans la terreur et le sang (non, je n'en fais pas trop.).

Une bonne histoire de base, qui donnait l'occasion au réalisateur de jouer plusieurs cartes: l'une sur le personnages principal, perdu depuis le décés de sa mère, qui n'existe plus qu'en manipulant les personnes qu'il approvisionne en drogue, la deuxième sur cette jeunesse dorée dont on nous raconte tant les méfaits dans les séries/les livres/les films. Et c'est peut-être là qu'il y a un problème: on connait déjà tous les (soi-disant) travers de ces ados. Il fallait donc filmer ces personnages d'une manière différente, ou aller plus loin dans l'excès, malheureusement, Schumacher n'utilise aucune de ces solutions, et montrer les fesses de 50 Cent n'est pas ce qu'il y a de plus réac aujourd'hui.

Certes, la qualité de l'image est léchée, les acteurs sont beaux, la bande originale réunit tous les nouveaux groupes diffués lors de soirées (MGMT, Pony Pony Run Run)mais cela ne suffit pas à faire oublier la pauvreté de la mise en scène.
Trop de personnages dès le départ, ce qui enlève une partie de l'implication émotionnelle du spectateur, et des intrigues basiques, dont le suspense croisse puis s'étale comme une crêpe dans les dernières minutes pour finir en leçon de morale lassante "il ne faut pas prendre de la drogue et avoir la meilleure vie possible", (ah ben merci de me le dire, parce que je pensais que la drogue et l'alcool étaient les seules solutions pour réussir dans la vie), sans parler de la voix off exaspérante, qui à force de nous expliquer chaque scène, chaque plan, enlève tout enjeu au jeu des acteurs. Les seuls qui sortent du lot sont Emma Roberts (cette fille ira loin, très loin), Emily Meade et Chace Crawford qui s'en sort mieux que ce qu'on aurait pu penser à la base.

Au final, on peut dire que le film fait l'effet de la drogue dont il parle: un moment intéressant, une scène intéressante (la première prise de drogue de Jessica est très bien rendue), puis du vide, de l'ennui. Puis un moment un intéressant. Puis de l'ennui. Et cela durant tout le film.

Tout le monde n'est pas Brett Easton Ellis, et Joel Schumacher en a fait la mauvaise expérience sur ce film, réalisé beaucoup trop tard pour une génération qui a déjà été décortiquée de tous les côtés.

Si l'on veut des scènes d'ados trash et décalées, on regarde "Skins". Et rien d'autre. Merci, bonsoir.

lundi 13 septembre 2010

Piranha 3D de Alexandre Aja


(Merci mon Dieu, pour une fois qu'on a une meilleure affiche en France qu'aux States)


Un nouveau film d'Alexandre Aja, c'est toujours un événement pour le cinéma d'horreur français: c'est pas tous les jours qu'on peut se vanter d'un français capable de faire brailler une salle entière.
Son nom ne vous dit rien? "Haute Tension", "La Colline a des Yeux", "Mirrors", non plus? C'est qu'il est temps de vous renseigner.

Avec Piranha 3D, Aja retrouve son idée habituelle: reprendre la trame d'un film d'horreur et lui ajouter son propre scénario, modifiant généralement l'histoire à sa façon. C'est ça la French Touch (oui, j'ai decidé de faire genre on est les best sur ce coup là, pour une fois que je peux le dire pour un film français... Même si il a été produit aux Etats-Unis.). Car si le cinéma d'horreur est toujours considéré par les Français comme un cinéma inintéressant, qui rapporte peu, Aja a parfaitement compris que le paradis de ce genre de films existait aux Etats-Unis, où l'on donne des budgets énormes aux films de genre et le moyen de leurs ambitions: par exemple, 300 000 litres de sang ont été utilisés rien que pour la scène de massacre principale. NON MAIS VOUS IMAGINEZ CA EN FRANCE, VOUS?

Sea, sex and blood nous annonce l'affiche. Direct, on est fixé.
L'histoire se déroule à Lake Victoria, qui s'attend à recevoir des milliers d'étudiants pour le célèbre Spring Break. Sauf que, pendant que les jeunes filles/hommes en fleur se préparent pour la fête, un tremblement de terre ouvre sous le lac une faille de plusieurs millions d'années par où s'échappent des milliers de Piranhas (ben faut les comprendre, ils avaient envie de faire la fête eux aussi). Lorsque Julie, la shérif, découvre ce qui est en train de se passer, il est déjà trop tard. Tout le monde est dans l'eau pour faire la fête et son abruti de fils a abandonné son frère et sa soeur qu'il devait garder pour se faire engager sur le bateau des sexy "Wild Wild Girls".


35 ans après les Dents de la Mer, Aja remet au goût du jour les films de genre où il faut craindre les animaux et non les hommes et cela fait un bien fou. Il faut bien le reconnaitre, après tant d'attente (le projet est lancé depuis 2003), on aurait pu être déçus, eh bien non. Le film est excellent. Non seulement c'est dérangeant (beaucoup détourneront les yeux plus d'une fois pendant l'heure et demie), mais c'est surtout drôle.
Certes, ça peut paraitre bizarre de rire devant des gens qui se font charcuter, mais l'humour noir est présent tout au long du film. C'est fun et décomplexé, agréable à regarder, et pour une fois, la 3D sert à quelque chose. On voit que le projet était fait pour être en 3D et que l'effet n'a pas été rajouté après le succès d'autres films. Le décalage entre les images et la musique qu'arrive à créer le réalisateur est tout simplement énorme. L'une des meilleures scènes est celle où les deux actrcices de films pornos dansent nues sous l'eau, sur fond de musique classique. La salle est morte de rire sans être choquée par cette nudité (en même temps, ce ne sont pas les garçons qui vont s'en plaindre hein), l'effet est réussi et tout le monde est content.

Les scènes de massacres sont aussi particulièrement bien réalisées. On tremble pour les acteurs, qui jouent bien (pour certains, c'est vraiment une surprise: Jessica Szohr, Vanessa la niaise dans Gossip Girl et Steven R. McQueen, Jeremy "je sers à que dalle" dans The Vampire Diaries), et on ressent une empathie certaine pour les personnages, même si on ne les voit apparaitre que quelques minutes à l'écran. La scène la plus impressionnante est bien celle du massacre lors du concours de tee shirts mouillés. Les cadavres d'accumulent et voir les ados lutter pour sauver leur vie, en s'agrippant aux bateaux, est véritablement difficile. Bien sûr, on se marrera toujours en voyant le connard de service se faire déchiqueter (la petite caméo d'Eli Roth en organisateur du concours est d'ailleurs excellente) mais notre petit coeur sensible peut se réveiller à ce moment-là. (En parlant de caméo, le pêcheur du début a joué dans... Les Dents de la Mer. Voilà, vous pouvez vous la péter dans un dîner maintenant.)D'ailleurs, on peut comparer cette lutte pour la survie à celle des Piranhas, qui ont aussi dû se battre entre eux pour survivre (ouais, jfais des analyses vachement poussées, on déconne pas avec les films de genre ici).

Si Aja a réussi son coup en remettant l'horreur sous-marine à la mode, il n'en oublie pas moins d'analyser le phénomène du "Spring Break". Le phénomène qui fait tellement honte aux Etats-Unis, montre ici ses quelques effets positifs, l'adjoint du shérif le souligne bien "Si on ferme le lac, ce sera un désastre économique pour la ville" mais aussi ses aspects négatifs. La première scène du film nous montre un paysage désertique magnifique, avec le lac au centre, puis en descendant peu à peu, on se rend compte que le lac est devenu la poubelles des étudiants venus faire la fête. Les piranhas viennent alors purifier l'eau du lac? L'analyse va peut-être un peu loin, mais après tout ils l'avaient bien mérités ces sales gosses. (Non, n'envoyez pas la police chez moi, svp!)

Bref, Piranha 3D, c'est extrêmement fun. Pour les fans du genre, il y a des allusions à foison au niveau des plans/acteurs/scènes. Des types sexy, des filles sexy, du sang, de l'humour, mais qu'est-ce que vous attendez de plus? Courez le voir, vin de dious!

samedi 4 septembre 2010

Expendables: unité spéciale de Sylvester Stallone



On me dira que c'est un film de beaufs et ça tombe bien: j'adore ce qui est beauf. Donnez-moi du mec barraqué qui ne sait pas aligner deux phrases de scénario sans dégommer tout ce qui bouge et vous ferez mon bonheur.

The Expendables, c'est principalement une affiche: Stallone, Statham, Jet Li, Dolph Lundgren, Randi Couture, Bruce Willis, Mickey Rourke et même Arnold Schwarzenegger! Mama mia! Rien qu'à la liste, c'est plus beau que la naissance de mes enfants!

Si Sylvester Stallone avait créé la surprise avec le dernier Rocky, il ne réédite malheureusement pas son exploit. Les acteurs sont charismatiques et c'est une joie de tous les retrouver sur le même écran, mais les dialogues sont véritablement lamentables. A croire que ces musclors n'ont pas assez de jugeotte (tiens, j'aime bien ce mot) pour retenir plus d'une ligne. Bien sûr, on ne s'attendait pas à les voir réciter du Shakespeare, on sait très bien ce qu'on va voir en entrant dans la salle, mais quand même, une agréable surprise aurait été la bienvenue.

Aucune surprise non plus niveau scénario. Oui, ça castagne de tous les côtés, il y a une jolie fille à sauver, des explosions à répétition (ils ont vraiment fait péter le budget pour le final) mais c'est tout ce qui est bon dans les guilty pleasures (ouais, j'suis un peu bilingue). Et après ces quelques années remplies de minets à la Pattinson, c'est toujours jouissif de voir que ces idoles eighties sont toujours en forme, pour leur montrer ce qu'est un Homme, un vrai.
Un véritable hommage, un baroud d'honneur fun, qu'on devrait montrer à tous les ados niaiseux en extase devant le cinquante sixième Twilight. Non mais c'est vrai à la fin! (C'était l'instant coup de gueule du jour.)

Si le fan de films d'action en aura pour son compte et se régalera des différentes références placées tout au long du film, pour les autres, ce ne sera qu'un film de bourrins de plus.
Dommage pour Stallone, qui a réussi à réunir un casting aussi jouissif, et dont on remarque les efforts au fil du scénario pour donner du plaisir au spectateur et montrer que sous ces montagnes de muscles, il y a quand même un petit coeur qui bat (pause attendrissement).

En attendant, Expendables 2 est déjà en projet. Et si ce premier opus n'était qu'une base à ce qui allait suivre, une suite énorme, maintenant que le décor est planté? J'en salive d'avance et j'ai foi en Stallone pour nous pondre une suite du tonnerre, avec encore plus de yakayos: DONNEZ-MOI DU CHUCK NORRIS, DU STEVEN SEAGAL (une bille qui a osé refuser, comme Van Damme, de participer au premier)ET JE SERAI SATISFAITE.

Monsieur Stallone, vous savez ce qu'il vous reste à faire.

dimanche 8 août 2010

Marble Hornets d'un groupe d'Américains, étudiants en cinéma et fauchés.

Comme je suis vraiment avare en critiques cette été, que je ne pourrais pas me rattraper avant la mi-septembre, et que cette "chose" m'a traumatisée au point de ne pas vouloir sortir de ma chambre la nuit sans être accompagnée et d'avoir toujours mon portable à portée de main pour éclairer les moindres recoins, j'ai décidé de vous en parler, même si c'est une websérie.

"Marble Hornets" raconte l'histoire d'un étudiant en cinéma, Jay, qui s'inquiète pour l'un de ses amis, Alex. Celui-ci, qui est en train de tourner un film pour les cours, intitulé "Marble Hornets", devient de plus en plus étrange: il est de plus en plus agressif et il est visible qu'il n'a pas eu une bonne nuit de sommeil depuis bien longtemps. Après quelques temps et malgré tout ce qu'il a engagé dans ce film, il abandonne le tournage. Lorsque Jay reprend contact avec lui et lui demande pourquoi il a arrêté sa production, il lui répond de brûler les cassettes du tournage. Finalement, Jay réussit à le convaincre de les lui donner et de ne les regarder que quand il sera loin. Quelques jours après, Alex disparait et Jay se décide à enquêter.

Jusqu'ici tout va bien.

Pourtant après avoir visionné quelques cassettes, il se rend compte qu'un "homme", grand, filiforme, en costume noir et au visage blanc, jamais visible de face, suivait son ami partout où il allait.


(Hello my friend, come and join us! Tu m'as l'air tellement sympathoche, ça te dit une bière?)

Ce charmant personnage n'est autre que la représentation de Slenderman, un homme dont on ne voit jamais le visage, présentant les même caractéristiques qui ont été décrites plus haut (vous ne pensez quand même pas que je vais le répéter après le choc psychologique que j'ai subi?). Il a été créé de toutes pièces par le forum "Something Awful" et à la base, lorsqu'on le voyait sur une photo près d'un jeune enfant, cela voulait dire que le bambin allait disparaitre sous peu. Engageant, non?


("Voici venu le temps, des rires et des chaaaants, dans l'île aux enfants, c'est tous les jours le printemps! ♫" => En plus, l'homme peut agrandir ses bras à volonté, si c'est pas classieux, qu'est-ce que c'est?)

Pour ce qui est de la suite de "Marble Hornets", je me refuse de la dire, même sous la torture. Il est hors de question que j'épargne la frousse que j'ai ressenti à ceux qui seraient intrigués. J'ai mis deux jours à tout regarder, j'ai hurlé un bon nombre de fois, et maintenant j'ai peur de ce que je pourrais trouver dans ma chambre la nuit en me réveillant, en gros, je suis réduite à l'état de larve terrorisée. (Combien de fois pourrais-je le dire: JE HAIS LES GENS QUI PORTENT DES MASQUES.)

Ce document fiction est filmé à la "Blair Witch" (mais il fait peur, contrairement à l'original), la méthode vieille comme le monde du "il fait noir, je vais faire un tour dans les bois, oh, une petite lumière, je filme, AH MON DIEU QUELQUE CHOSE APPARAIT" est donc toujours autant efficace.
Pourtant, le traitement en est complétement différent: impossible de savoir ce qui va apparaitre, ce qu'il va se passer, car le plus souvent, les scènes se passent dans un silence le plus total, l'ambiance angoissante est donc très très bien réalisée.

Disponible sur Youtube en 26 vidéos allant de 30 secondes jusque 8 minutes (Des compléments sont aussi présents sur le twitter de la série), "Marble Hornets" aura été ma surprise horrorifique (?) de l'été. Ce qu'il y a de bons avec les étudiants en cinéma, c'est qu'ils sont fauchés (et ne s'appellent pas Michael Bay), ce qui décuple leur imagination, c'est justement ce côté cheap qui séduit et terrorise à la fois.

Bon, je vous laisse éteindre toutes les lumières, fermer vos volets et regarder cette petite réussite.
Quant à moi, je vais me mettre en position foetale, et pleurer ma mère... Mais avec toutes les lumières allumées.

jeudi 5 août 2010

Twilight 3: Hésitation de David Slade


(Et en cadeau, une magnifique affiche avec le nez difforme de Jacob, l'expression monofaciale de Bella et le visage constipé d'Edward! Quelle chance tu as, jeune Padawan!)


Dans le genre blockbuster de cet été, il y a eu la perfection ("Inception") et maintenant, il y a la médiocrité. On ne peut pas tout avoir. Je sais, vous me direz "Mais pourquoi tu l'as regardé si c'est juste pour critiquer!", euh ben, justement pourquoi se priver de critiquer quand on en a l'occasion?

Un dimanche après-midi d'été sous la pluie, vous attendez le grand amour (Avec un grand V) et vous vous sentez un peu fleur bleue? Twilight 3 est fait pour vous!
(Note: Cette solution marche aussi si vous êtes en plein jour de repos, que vous avez envie de glander, collée à votre lit telle une moule à son rocher, et passer le temps comme vous pouvez.)

Des morts suspectes ont lieu à Seattle. (Pause pour faire monter le suspense)
Après qu'Edward le gentil ait dégommé le méchant James, la copine de James, Victoria, cherche à le venger en montant une armée pour déchiqueter Bella. (Mais pourquoi est-elle aussi méchante? PARCE QUEEEEEEE) Du coup, les loups garou et les vampires doivent s'allier, parce qu'ils préfèrent tous crever pour une pauvre fille, au lieu de la sacrifier et de sauver leur peau. Mais c'est dur, parce qu'ils ne s'aiment pas à la base. Dieu, que le monde est cruel parfois.
Mais ne pensez pas que Bella est inutile. Pendant ce temps, elle doit prendre la décision la plus importante de sa vie: la vampire blanc comme un cachet d'aspirine, qui est plus coincé que ma tante Ida en 1930 ou le loup garou au nez retouché, qui passe sa vie torse nu? Dieu, que le monde est cruel parfois.


Comme il était difficile faire pire que Twilight 2 niveau niaiserie, on a confié la réalisation à David Slade. L'homme a quand même réalisé "30 jours de nuit" et "Hard Candy". Si vous ça ne vous fait pas pleurer de desespoir en pensant à sa carrière gâchée en un seul film, vous êtes insensibles.
Si on pensait qu'il allait relever le niveau de cette saga devenue piège à midinettes avec un combat des plus sanglants, c'est rapé.

Une première partie chiante comme la pluie, où l'on doit se farcir les dialogues poético-romantiques (? Twilight m'inspire, je dois trouver une corde rapidement) entre Bella et Edward, "tu veux te marier? -Oh non, je ne peux pas, je suis trop jeune! Mais peut-être que si tu me déshabilles un peu, je changerai d'avis... -Mais tu ne peux pas ouvrir le premier bouton de ta chemise, ce n'est pas bien avant le mariage."
OOOOOOOOOH C'EST MIGNIIIIIIIIIIIIIOOOOOON! (Gad, si un jour tu me lis...) Mais bon, comme Edward est un homme bien maintenant, il ne peut plus se balader le torse à l'air. Heureusement que Jacob est là! Hihi!

Si l'on est agacé par ces miévreries, à aucun moment on ne peut imaginer ce que ressentent les 3 personnages principaux. Comment se mettre dans la peau des personnages lorsque les acteurs qui les interprétent ont tellement de maquillage sur la face qu'ils ne ressemblent plus à rien? De toute façon, l'interprétation est tellement minable qu'il n'y a plus aucun espoir. Pas d'alchimie entre les deux Amoureux, niet, nada.
Et n'espérez pas un quelconque intérêt lorsque Bella "hésite" entre les deux bellatres. L'ambiguité du livre est totalement levée. Elle a beau rouler un patin à Jacob en petite chemise dans la neige, on sait bien que c'est juste pour faire fantasmer les 12-14 ans, et qu'elle finira avec le coincé.
Pas de combat, pas de sang. Pour reprendre le commentaire d'une amie, ce sont des poupées de porcelaine qui se battent.
Aucune goutte de sang ne tombera tant qu'une ado regardera. Pas de bol pour nous, donc.

Pourtant, lors de la deuxième partie, on sent qu'il pourrait y avoir quelque chose. Un enjeu, un minimum de suspense. Mais non. Il n'y a rien. Il y a un moment où les montagnes de Forks ne suffisent plus pour qu'on se rattache à quelque chose dans le film. On nous raconte les passés de Jasper et Rosalie? 30 secondes et basta, alors qu'ils sont détaillés dans le livre. Mais pourquoi perdre du temps avec les personnages secondaires lorsque le public veut de l'amour entre les 3 niais?
Ce sont pourtant ces personnages secondaires qui insufflent du rythme au récit. L'entrainement au combat, les flashbacks, l'alchimie entre Jackson Rathbone (GAH) et Ashley Greene tellement supérieure à celle entre Kristen Stewart et Robert Pattinson, tout est mis au second plan. Et c'est bien dommage, parce que l'histoire des Cullen est laaaaargement plus intéressante que les problèmes sentimentaux de Bella.

Quant à la bande originale, qui était pourtant le seul point positif que je trouvais aux deux premiers films (la scène de Baseball soutenue par "Supermassive Black Hole" était particulièrement réussie dans le premier volet), est inutile dans celui-là.
On s'ennuie. C'est tout. Et les quelques moments d'intérêts fournis par Charlie et les autres Cullen sont beaucoup trop rares pour donner un souffle au film.

Pourtant, ce volet est quand même supérieur au deuxième. Le deuxième suscitait un énervement hors du commun, le troisième suscite l'ennui. On avance, on avance.

Mais en sachant que le quatrième livre sera divisé en deux films, ET EN PLUS, sera projeté en 3D, on est pas sortis du sable. C'est moi qui vous le dis.